Une milice congolaise a décapité 42 policiers

Des membres de la milice Kamwina Nsapu ont... (Photo archives AP)

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Des membres de la milice Kamwina Nsapu ont orchestré l'attaque entre les villes de Tshikapa et Kananga, dans la province centrale de Kasaï.

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Al-Hadji Kudra Maliro, Carley Petesch
Associated Press
BENI, Congo

Une milice congolaise a décapité 42 policiers après avoir les avoir piégés dans une région de plus en plus violente où les Nations unies cherchent actuellement deux de ses enquêteurs.

Des membres de la milice Kamwina Nsapu ont orchestré l'attaque entre les villes de Tshikapa et Kananga, dans la province centrale de Kasaï, vendredi, selon le président de l'assemblée de la province, François Kalamba. Six policiers ont été libérés parce qu'ils parlaient le tshiluba, un dialecte local.

Le gouverneur de Kasaï, Alexis Nkande Myopompa, a affirmé que des enquêtes sont en cours.

Les violences ont éclaté dans la région en août, lorsque les forces de sécurité ont tué le dirigeant de la milice. Plus de 400 personnes ont été tuées et plus de 200 000 autres ont dû fuir depuis ce temps, selon les Nations unies.

L'ONU dit avoir découvert depuis le mois de janvier une vingtaine de fosses communes dans la province. Cinq vidéos qui ont fait surface récemment semblent montrer des soldats congolais tirer sur les membres de la milice.

Bien que les violences soient liées à des conflits locaux, il y a aussi un lien évident avec la crise politique au Congo, selon l'organisme Human Rights Watch. Le peuple est de plus en plus en colère du report perpétuel de l'élection présidentielle et des dizaines de personnes ont été tuées en décembre lors de manifestations contre le président Joseph Kabila qui est resté au-delà de son mandat.

Une entente intervenue entre le parti au pouvoir et l'opposition de tenir des élections avant la fin de l'année - sans M. Kabila - demeure fragile alors que l'ONU presse les parties impliquées à mettre en place les termes de l'accord.

Les forces de sécurité sont reconnues pour aider les dirigeants locaux qui sont loyaux envers M. Kabila, alors que les groupes de milices appuient l'opposition.

Les membres des milices ont recruté plusieurs enfants et ont utilisé des armes rudimentaires pour s'en prendre aux forces de sécurité et aux édifices gouvernementaux.

Les décapitations ont été annoncées alors que le Human Rights Watch a demandé au gouvernement congolais de coopérer avec l'ONU pour retrouver ses experts, dont un Américain et un Suédois qui manquent à l'appel dans la région depuis presque deux semaines.

Michael Sharp, des États-Unis, et Zaida Catalan, de la Suède, étaient dans la région pour enquêter sur la violence et les présumées violations des droits de la personne.




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