Washington promet 37 millions de dollars de plus pour les victimes de Boko Haram

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Cette annonce répond aux appels aux dons répétés de nombreuses ONG ces dernières semaines qui demandent une «mobilisation massive des acteurs de l'aide» pour faire face à un «désastre humanitaire» notamment dans l'État de Borno, au nord-est du Nigeria, selon Médecins sans frontières.

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Agence France-Presse

Les États-Unis ont promis 37 millions de dollars US (48 millions CAN) supplémentaires pour venir en aide aux populations de la région du lac Tchad, touchées par l'insurrection djihadiste de Boko Haram, ont annoncé mercredi des diplomates américains.

«Le gouvernement américain, à travers son agence d'aide au développement USAID, apportera plus de 37 millions de dollars en complément de l'aide humanitaire déjà en cours» dans la région, peut-on lire dans un communiqué de la mission diplomatique des États-Unis à Abuja, précisant que cet argent servirait particulièrement aux habitants de Diffa dans le sud du Niger.

L'enveloppe s'ajoute aux 318 millions de dollars (415 millions CAN) déjà versés depuis 2015 par Washington pour apporter un soutien humanitaire dans la région.

Cette annonce répond aux appels aux dons répétés de nombreuses ONG ces dernières semaines qui demandent une «mobilisation massive des acteurs de l'aide» pour faire face à un «désastre humanitaire» notamment dans l'État de Borno, au nord-est du Nigeria, selon Médecins sans frontières.

«Il y a une urgence extrême», pour Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire régional de l'ONU pour le Sahel, afin de «maintenir les gens en vie» dans la région du lac Tchad. Près de 50 000 enfants risquent de mourir de faim d'ici la fin de l'année, selon les estimations de l'Unicef.

De retour cette semaine d'une mission au Tchad, au Nigeria et au Cameroun, le directeur régional du Programme alimentaire mondial, Abdou Dieng, confiait à l'AFP que «la crise de Boko Haram ne fait que commencer».

«Il y a de nombreux endroits où l'aide humanitaire ne peut pas se rendre à cause de l'insécurité. Nous tentons d'évaluer comment apporter de la nourriture» dans les zones toujours sous contrôle de Boko Haram, a-t-il ajouté, précisant que l'attaque contre un convoi des Nations-Unies la semaine dernière avait «refroidi» les acteurs humanitaires: «Mais nous sommes encore plus déterminés à rester».

Les États-Unis sont les contributeurs les plus importants dans la zone. La semaine dernière la Commission européenne a annoncé que l'UE ajouterait 12,5 millions d'euros (18 millions CAN) aux 58 millions (84 millions CAN) promis mi-juillet.

M. Dieng rappelle que les ONG estiment que 600 millions de dollars (782 millions CAN) sont nécessaires pour faire face à la crise, mais que jusqu'à présent, «moins d'un tiers de cet argent a été reçu».

L'insurrection de Boko Haram a fait plus de 20 000 morts et contraint plus de 2,6 millions d'habitants à fuir leur foyer. Née en 2009 dans le nord-est du Nigeria, elle s'est étendue au Niger, au Tchad et au Cameroun.

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