Écrasement d'EgyptAir: un robot sous-marin cherchera les boîtes noires

Un avion de la compagnie EgyptAir reliant Paris... (PHOTO CHRISTIAN HARTMANN, REUTERS)

Agrandir

Un avion de la compagnie EgyptAir reliant Paris au Caire avec 66 personnes à bord, dont deux Canadiens, s'est abîmé le 19 mai en Méditerranée.

PHOTO CHRISTIAN HARTMANN, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Paris

Un navire américain équipé d'un robot sous-marin pour localiser l'épave et les boîtes noires de l'avion d'EgyptAir, qui s'est abîmé en Méditerranée le 19 mai, devrait arriver «à partir de vendredi» sur la zone de l'écrasement, ont annoncé jeudi les enquêteurs de l'aviation civile française.

Un bâtiment de la Marine française a détecté le 1er juin le signal d'une des boîtes noires du vol Paris-Le Caire d'EgyptAir qui s'est abîmé entre la Crète et la côte nord de l'Égypte avec 66 personnes à bord, après avoir soudainement disparu des écrans radars.

«Les recherches se poursuivent» pour essayer de recevoir le signal de l'autre balise de l'autre enregistreur, a indiqué Rémi Jouty, le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) devant des journalistes de la presse aéronautique.

Les boîtes noires ont une durée d'émission en immersion de 30 jours. «Pour l'instant, on a bon espoir d'arriver à les localiser pendant la période d'émission de ces balises» mais «oui, il faut faire vite», a ajouté le responsable.

Par ailleurs, le «John Lethbridge», un navire de la compagnie française Deap Ocean, affrété par l'Egypte, est en route et «devrait arriver sur zone à partir de vendredi», a-t-il précisé.

Ce bateau est équipé d'un «système de sonar à balayage latéral qui peut faire des images sonar des fonds et on l'espère de l'épave», a-t-il ajouté. Il est également équipé d'un robot sous-marin qui peut descendre à des profondeurs importantes pour «faire des observations visuelles, équipé d'un hydrophone directionnel pour capter le signal des boîtes et on l'espère» les récupérer.

Les enquêteurs estiment que la balise captée est localisée «avec une précision d'un à deux kilomètres», selon lui.

Les opérations sont rendues plus difficiles en raison de la profondeur des fonds qui atteint dans cette zone 3000 m.

L'hypothèse de l'attentat, initialement mise en avant par l'Égypte, a cédé du terrain au profit de celle de l'incident technique: des alertes automatiques avaient en effet été émises par l'appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit et une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer