Cinq soldats français suspendus en lien avec des actes violents en Centrafrique

Le porte-parole de l'armée française, le colonel Yann... (PHOTO ARCHIVES AFP)

Agrandir

Le porte-parole de l'armée française, le colonel Yann Gravethe, a déclaré que les gestes violents, qui concernent deux personnes et se sont produits au début de 2014 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, n'étaient pas liés aux présumées agressions sexuelles.

PHOTO ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Elaine Ganley
Associated Press
Paris

La France a suspendu cinq de ses militaires soupçonnés d'avoir eu recours à la violence contre des citoyens de la République centrafricaine durant leur déploiement dans le pays, a annoncé le ministère français de la Défense, samedi. Ils risquent d'être chassés de l'armée.

Cette nouvelle survient dans la foulée d'allégations d'agressions sexuelles contre des enfants centrafricains commises par des soldats français dépêchés là-bas dans le cadre d'une opération visant à stabiliser le pays ébranlé par un conflit religieux.

Le porte-parole de l'armée française, le colonel Yann Gravethe, a déclaré que les gestes violents, qui concernent deux personnes et se sont produits au début de 2014 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, n'étaient pas liés aux présumées agressions sexuelles, qui font toujours l'objet d'une enquête. Il a toutefois ajouté que les sanctions correspondaient à la gravité des actes reprochés.

Les autorités militaires ont aussi convoqué un conseil d'enquête, une démarche qui peut entraîner le renvoi des soldats, a précisé le ministère de la Défense.

Parmi les personnes suspendues figurent les responsables hiérarchiques des militaires ayant usé de violence qui étaient présents au moment des faits, mais ne se sont pas interposés, selon le communiqué du ministère.

M. Gravethe a indiqué que le commandant des soldats faisait aussi partie des militaires suspendus.

Quatre autres individus qui étaient au courant de la situation et qui ne l'ont pas dénoncée ont reçu des sanctions disciplinaires, a poursuivi le ministère de la Défense.

L'incident s'est déroulé peu de temps après le début de l'opération Sangaris dans l'ancienne colonie française en décembre 2013.

Le président de la France, François Hollande, a signalé la fin officielle de cette mission durant une visite à Bangui le mois dernier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer