La situation au Darfour demeure «imprévisible»

Omar el-Béchir est depuis mars 2009 sous le... (PHOTO ASHRAF SHAZLY, AFP)

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Omar el-Béchir est depuis mars 2009 sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour (ouest), et depuis juillet 2010, pour génocide dans cette région de l'ouest du Soudan.

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Jay Deshmukh
Agence France-Presse
Khartoum

La situation au Darfour, une région du Soudan en proie à des troubles depuis des années, demeure «imprévisible», a averti jeudi un expert de l'ONU chargé des droits de l'Homme, deux jours après que le Soudan a déclaré le conflit «terminé».

«La situation sécuritaire au Darfour reste variable et imprévisible», a estimé Aristide Nononsi, expert indépendant de l'ONU sur les droits de l'homme au Soudan après avoir visité cette région de l'ouest du pays.

Il a souligné que le conflit dans la chaîne de montagnes de Jebel Marra, qui a fait plus de 100.000 déplacés depuis janvier selon l'ONU, était particulièrement préoccupant.

Le Soudan a organisé un référendum controversé au Darfour début avril sur l'opportunité de maintenir la division en cinq États de cette région meurtrie par des années de conflit ou de fusionner les États en une seule et même région.

Près de 98% des électeurs ont opté pour le premier choix, mais les groupes opposés au régime de Khartoum ont dénoncé les conditions dans lesquelles s'est tenu le scrutin.

Khartoum a déclaré que le résultat du référendum montrait clairement que le conflit au Darfour - une région d'une taille comparable à la France - était finalement «terminé».

En 2003, des groupes armés issus de minorités ethniques, estimant que leur région du Darfour était politiquement et économiquement marginalisée par Khartoum, ont lancé une rébellion contre le président soudanais Omar el-Béchir.

Le conflit a fait 300 000 morts et quelque 2,5 millions de déplacés selon l'ONU.

Les violences se poursuivent au Darfour, mais à une moindre échelle.

M. Béchir fait l'objet, depuis 2009, d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour, et depuis juillet 2010, pour génocide.

M. Nononsi a fait part de sa préoccupation après sa visite au camp de déplacés de Zam Zam, dans le Darfour Nord, une zone «en état d'insécurité en raison de la présence de plusieurs éléments armés et criminels». Il a notamment rapporté neuf viols de femmes du camp au cours des dernières semaines.

«J'appelle vivement le gouvernement à poursuivre ses efforts, et que ceux-ci soient dirigés vers des changements concrets sur le terrain», a-t-il lancé.

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