Libye: vers un gouvernement d'union nationale

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Le médiateur de l'ONU Martin Kobler (au centre)

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Les représentants des deux Parlements rivaux libyens se sont «fixé comme objectif la date du 16 décembre» pour signer l'accord parrainé par l'ONU, a confirmé vendredi le médiateur de l'ONU Martin Kobler.

S'adressant au Conseil de sécurité par vidéoconférence depuis Tunis où se tenaient des pourparlers sur la Libye, il a souligné «qu'il n'y aura pas de réouverture» du texte. Celui-ci prévoit notamment un gouvernement d'union nationale pour sortir la Libye de la crise.

M. Kobler a salué les «quelque 40 hommes et femmes courageux qui ont pris des risques considérables pour placer les intérêts de la Libye au-dessus de leurs intérêts personnels (et qui) ont annoncé publiquement qu'ils se sont fixés comme objectif la date du 16 décembre pour signer» l'accord.

À l'issue de consultations à huis clos, les 15 pays membres du Conseil ont «accueilli avec satisfaction» l'annonce de la prochaine signature de l'accord, a déclaré à la presse l'ambassadrice américaine Samantha Power, qui préside le Conseil en décembre.

Les membres du Conseil sont «très inquiets de l'expansion» du groupe État islamique en Libye et «soulignent qu'un gouvernement d'union doit être formé rapidement pour contrer cette menace», a-t-elle ajouté.

Les représentants des deux Parlements rivaux ont annoncé vendredi à Tunis qu'ils signeront leur accord le 16 décembre, mais sans préciser s'ils devront d'abord consulter leur Parlement respectif pour avoir le feu vert.

Début octobre, à Skhirat (Maroc), les délégations des deux autorités rivales libyennes avaient déjà approuvé le projet d'accord négocié sous l'égide de l'ONU, mais le document avait finalement été rejeté par les Parlements rivaux.

«Les Libyens sont très largement unis sur un point essentiel: la Libye ne peut pas et ne doit pas attendre la paix plus longtemps», a affirmé M. Kobler.

«La Libye est engagée dans une course contre la montre, son tissu social, son unité nationale et son intégrité territoriale sont menacés par les forces de l'extrémisme et du terrorisme, telles que Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique)», a-t-il souligné.

Les jihadistes de l'EI, qui se sont implantés en Libye depuis l'an dernier, «travaillent à consolider et à étendre leur influence au-delà des zones sous leur contrôle immédiat».

L'ambassadeur libyen à l'ONU Ibrahim Dabbashi a estimé qu'il «est temps de signer l'accord». «J'espère que cela aura lieu le 16 décembre», a-t-il ajouté.

«Il est temps de soutenir les aspirations des Libyens à la stabilité, la sécurité et à un gouvernement qui représente tous les citoyens», a-t-il affirmé.

Il a une nouvelle fois appelé l'ONU à assouplir l'embargo sur les armes afin de permettre à l'armée gouvernementale libyenne de s'équiper. «L'armée ne peut pas combattre le terrorisme sans des ressources suffisantes et des sources légales d'armes et de munitions», a-t-il plaidé.

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