Maroc: les étudiants en médecine manifestent contre le «service médical»

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Les projets de buanderies d'hôpitaux seront octroyés au secteur public, selon une décision récente de Guaétan Barrette.

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Agence France-Presse

Des milliers d'étudiants marocains en médecine ont manifesté mercredi à Rabat contre une projet de loi instituant un service médical obligatoire de deux ans et «maigrement indemnisé» après leur fin d'études, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le projet, préparé par le ministère de la Santé et en cours d'examen par le Parlement, vise à répondre aux besoins des régions défavorisées notamment dans le milieu rural, mais les étudiants qui font entre huit et treize ans d'études pour décrocher leur diplôme refusent de percevoir une indemnisation allant de 10 à 320 euros mensuels pendant deux ans.

«Ce service obligatoire sert à exploiter pendant deux ans les diplômés en médecine puis à les balancer dans l'inconnu sans avoir pu être employés ou passer les concours.»

Alaa Issaoui
membre de la coordination nationale des étudiants en médecine au Maroc

Les manifestants, estimés par les organisateurs à 5000 étudiants des différentes facultés de médecine du royaume, se sont rassemblés devant les locaux du ministère de la Santé, scandant des slogans hostiles à ce projet de «service médical obligatoire». La manifestation intervient après deux mois de grève dans les facultés de médecine.

«Ce service obligatoire sert à exploiter pendant deux ans les diplômés en médecine puis à les balancer dans l'inconnu sans avoir pu être employés ou passer les concours», a affirmé à l'AFP Alaa Issaoui, membre de la coordination nationale des étudiants en médecine au Maroc.

«Si l'État a à sa disposition 2000 médecins par an, qu'est-ce qui le pousserait à employer des médecins?», s'est il interrogé.

Le ministère de la Santé avait fait état début octobre d'un énorme déséquilibre dans la répartition des médecins et cadres paramédicaux du royaume. Selon lui, 45% des médecins sont installés dans les deux régions dont dépendent les villes de Casablanca et Rabat, sur un total de douze régions au Maroc.

Pour Hassna Bouthalja, présidente du bureau des étudiants en médecine et pharmacie de Casablanca, «imposer un service national obligatoire est contraire à la constitution».

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