Afrique du Sud: affrontements entre étudiants et policiers devant le Parlement du Cap

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En plus des heurts au Cap, des manifestations se déroulaient de Johannesburg (ci-dessus) à Pretoria, alors que le mouvement estudiantin s'étendait à l'ensemble du pays.

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Agence France-Presse
LE CAP

La police anti-émeute sud-africaine a lancé mercredi des grenades assourdissantes pour repousser plusieurs centaines d'étudiants qui tentaient de pénétrer dans le Parlement au Cap, a constaté l'AFP.

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Des étudiants de l'Université de Witwatersrand chantent alors qu'ils manifestent à Johannesburg, le 20 octobre. 

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Quelques minutes auparavant, un groupe d'étudiants était parvenu à s'introduire dans l'enceinte du Parlement pourtant protégée par un important cordon policier, tandis que d'autres lançaient des bouteilles sur les forces de l'ordre.

Depuis plusieurs jours, des milliers d'étudiants sud-africains protestent contre l'augmentation des frais de scolarité pour la rentrée prochaine, perturbant le fonctionnement des principales universités du pays.

La séance parlementaire qui se déroulait en présence du président Jacob Zuma a également été brièvement interrompue par l'expulsion manu militari des députés du parti radical de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) du leader populiste Julius Malema, qui réclamaient que la question des frais de scolarité soit mise à l'ordre du jour.

«Les frais de scolarité doivent baisser», ont scandé les députés expulsés, reprenant le slogan des manifestants.

Les cours dans les universités du Witwatersrand à Johannesburg, du Cap et de Pretoria étaient suspendus mercredi en raison de ces manifestations, alors que le mouvement estudiantin s'étendait à l'ensemble du pays.

Mercredi matin, la police a aussi recouru à la force contre les manifestants à Port Elizabeth, dans le sud-est de l'Afrique du Sud.

«Nous avons dû tirer des grenades assourdissantes et des flashballs pour disperser un groupe d'étudiants qui bloquaient la voie publique», a déclaré à l'AFP Miranda Mills, la porte-parole de la police de Port Elizabeth.

Mardi, alors que l'Université du Cap (UCT) avait qualifié les manifestations d'illégales, la police avait arrêté 23 étudiants protestataires. Ils comparaîtront devant la justice vendredi.

Les manifestants dénoncent l'augmentation des frais de scolarité qui empêchera, selon eux, les étudiants noirs les plus pauvres d'avoir accès à l'enseignement supérieur.

Leur slogan «Fees must fall» (les frais de scolarité doivent baisser) fait référence à la campagne «Rhodes must fall» (Rhodes doit tomber) menée avec succès en avril par les étudiants de l'UCT pour déboulonner la statue du colonisateur britannique Cecil John Rhodes.

Les responsables des universités assurent de leur côté qu'une hausse est nécessaire pour pouvoir offrir une meilleure qualité d'enseignement.

L'augmentation des frais de scolarité varie selon les universités. À Witwatersrand, 10,5 % d'augmentation étaient par exemple prévus alors que l'année universitaire coûte de 29 620 rands (près de 2900 $) à 58 140 rands (environ 5700 $), sans compter le logement ou les fournitures.

Mardi, le ministre de l'Enseignement Supérieur Blade Nzimande avait proposé que l'augmentation des frais soit limitée à 6 % dans l'ensemble des universités après une réunion d'urgence avec les directeurs des facultés. Mais sa proposition avait été rejetée par les étudiants.

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