Le Mozambique «libre de la menace des mines antipersonnel»

Les démineurs étaient parfois assistés de rats géants,... (PHOTO HOWARD BURDITT, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Les démineurs étaient parfois assistés de rats géants, réputés pour leur odorat très puissant.

PHOTO HOWARD BURDITT, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
MAPUTO

Le gouvernement mozambicain a annoncé jeudi lors d'une cérémonie à Maputo que le pays était délivré de la menace des mines antipersonnel, plus de vingt ans après la fin de la guerre civile, bien que l'ensemble du territoire ne soit pas totalement déminé.

«C'est avec un grand plaisir que j'ai le privilège de déclarer le Mozambique comme un pays libre de la menace des mines antipersonnel», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Oldemiro Baloi en présence des ambassadeurs et des organisations internationales qui ont accompagné le processus de déminage du pays.

Le ministre a cependant averti que seuls les endroits suspectés ont été inspectés et déminés, et non l'intégralité du territoire. «Il ne serait pas réaliste d'affirmer qu'il n'y aura plus jamais d'accidents liés aux mines ou à d'autres engins explosifs. L'histoire montre le contraire», a-t-il dit.

Le Mozambique était l'un des pays les plus minés au monde avec l'Angola, l'Afghanistan, le Cambodge et le Soudan du Sud, le résultat de dix ans de guerre d'indépendance (1965-1974), suivis par 16 ans de guerre civile (1976-1992).

La plupart des mines avaient d'abord été posées par l'ancien colonisateur portugais, puis par le gouvernement mozambicain après l'indépendance afin de protéger des infrastructures-clés comme les barrages, les lignes électriques, les lignes de chemin de fer et les ponts.

Le déminage du pays a débuté au lendemain de la guerre civile, en 1993, et a été conduit par la mission des Nations unies au Mozambique (ONUMOZ) et l'organisation britannique de déminage HALO Trust.

Au total, 214 126 mines auront été retirées depuis 2000, affirme Alberto Augusto, le directeur de l'Institut national du déminage.

Deux policiers par district sont en cours de formation pour parer à d'éventuelles découvertes d'engins explosifs résiduels, a ajouté M. Augusto.

Le ministre Baloi a salué le travail des démineuses et démineurs, dont une partie était présente dans l'assistance, pour leur sacrifice et pour «les risques qu'ils ont encourus pour leur vie et leur intégrité physique».

Les démineurs, armés de détecteurs de métaux et de bulldozers, étaient parfois assistés de chiens ou encore des rats géants de l'ONG belge Apopo, réputés pour leur odorat très puissant.

Le directeur de l'ONG française Handicap International au Mozambique, Gregory Le Blanc, a salué «un signe d'espoir envoyé à tous les pays qui doivent faire face à ce fléau».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer