L'Égypte critiquée pour l'impunité après la répression de 2013

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Human Rights Watch dit disposer de preuves qui démontrent que la répression de 2013 s'inscrit dans le cadre d'une politique létale déployée contre des manifestants non armés.

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Associated Press
LE CAIRE

Des organisations internationales de défense des droits humains ont déploré vendredi qu'aucun dirigeant égyptien n'ait encore été inquiété, deux ans après une des plus sanglantes répressions de l'histoire du pays.

Vendredi marquait le deuxième anniversaire de la répression des partisans du président islamiste Mohammed Morsi, qui a coûté la vie à des centaines de personnes.

Une organisation demande maintenant aux Nations unies de faire enquête.

Différents bilans font état de 624 à plus de 1000 personnes tuées pendant douze heures de violence sur la place Rabaah el-Adawiyah, au Caire, et sur une place plus petite le 14 août 2013. L'organisation new-yorkaise Human Rights Watch croit qu'il s'agit potentiellement du pire massacre de manifestants à survenir en une seule journée dans toute l'histoire moderne.

Un imposant dispositif de sécurité avait été déployé à travers l'Égypte, en anticipation des manifestations qui pourraient être organisées pour l'occasion. Les responsables ont prévenu qu'ils répondront par la force à toute manifestation violente. On ne rapporte toutefois que de petites manifestations éparpillées à l'extérieur du Caire.

Des pirates informatiques ont attaqué le site de l'aéroport international du Caire. Ils ont mis en ligne un message promettant de poursuivre les responsables du massacre.

Human Rights Watch dit disposer de preuves qui démontrent que la répression de 2013 s'inscrit dans le cadre d'une politique létale déployée contre des manifestants non armés. Une enquête menée l'an dernier par l'Associated Press a découvert que des commandants ont donné aux forces de l'ordre carte blanche pour avoir recours à la force létale, puisqu'on soupçonnait les manifestants d'être armés.

Aucun responsable n'a jamais été accusé et les conclusions d'une commission d'enquête gouvernementale nommée en 2013 n'ont jamais été rendues publiques.

Des centaines de manifestants arrêtés ce jour-là, dont un photographe de presse, demeurent détenus.

Les responsables affirment que les forces de l'ordre ont utilisé des balles réelles seulement après avoir eux-mêmes essuyé des tirs. Huit policiers ont été tués par des tireurs à ce moment.

Human Rights Watch demande de nouveau au Conseil des droits de la personne des Nations unies de faire enquête.

Un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a rejeté le rapport de HRW.

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