Zimbabwe: levée partielle des restrictions sur la chasse

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a lancé lundi une... (Photo Tsvangirayi Mukwazhi, AP)

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Le président zimbabwéen Robert Mugabe a lancé lundi une nouvelle diatribe contre les étrangers, fustigeant la mort du lion Cecil.

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Agence France-Presse
Harare, Zimbabwe

Les autorités zimbabwéennes ont levé lundi une partie des restrictions sur la chasse autour du parc national de Hwange, prises la semaine dernière après la mort du lion Cecil, vivement dénoncée par le président Robert Mugabe.

«La suspension de la chasse de la faune dans toutes les aires bordant le parc a été levée, décision prenant effet immédiatement», a indiqué l'autorité des parcs nationaux zimbabwéens dans un communiqué.

La grande chasse a été suspendue le 1er août autour du parc national de Hwange (ouest), près des célèbres chutes Victoria, après la mort du lion Cecil. Coqueluche des visiteurs étrangers, le lion a été tué par le dentiste américain Walter Palmer au cours d'une chasse à l'arc début juillet.

Certaines restrictions sur la grande chasse restent cependant inchangées, selon le communiqué.

Toute chasse de lion, léopard et éléphant nécessite une autorisation écrite de la direction des autorités des parcs, et leurs employés doivent être présents au cours de ces chasses.

Tout contrevenant, selon le communiqué, qui serait impliqué dans des activités de chasse illégales sera «interdit de chasse à vie» au Zimbabwe.

Le président Mugabe avait lancé auparavant une nouvelle diatribe contre les étrangers, fustigeant la mort du lion Cecil.

«Notre faune, tous nos animaux, nous appartiennent. Ils ne devraient pas être abattus, ni avec un fusil ni avec une flèche», a-t-il déclaré devant des milliers de personnes qui célébraient le jour des Héros, une fête nationale, en périphérie de Harare.

«Même le lion Cecil vous appartient. Il est mort. Il vous appartenait de le protéger et il était là pour vous protéger», a-t-il ajouté.

Le lion Cecil a été tué par M. Palmer, qui a payé 50 000 euros (71 645 dollars CAN) à une société spécialisée zimbabwéenne pour abattre l'animal.

La mort de ce lion, reconnaissable entre mille grâce à sa crinière noire, a suscité une virulente polémique dans le monde.

L'organisateur du safari Theo Bronkhorst a été inculpé la semaine dernière pour ne «pas avoir empêché une chasse illégale» et remis en liberté surveillée en attendant son procès, reporté au 28 septembre.

M. Mugabe a également accusé lundi les étrangers, qui détruisent, selon lui, la faune et la flore de son pays.

«Il y a des vandales qui viennent de partout. Bien entendu, certains peuvent être de simples touristes mais d'autres veulent vandaliser, s'approprier (nos) ressources illégalement et frauduleusement», a-t-il dit.

Walter Palmer, un chasseur de trophées expérimenté, n'est pas apparu en public depuis que le scandale a éclaté mi-juillet. Il a été vivement pris à partie sur les réseaux sociaux et fait l'objet de menaces de mort.

Il s'est excusé pour avoir tué Cecil, accusant les guides locaux de l'avoir trompé.

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