Le Cameroun expulse plus de 3000 Nigérians dans la lutte contre Boko Haram

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L'offensive du groupe extrémiste Boko Haram a tué des milliers de personnes et déplacé plus de 1,5 million de citoyens.

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Edwin Kindzeka Moki, Ibrahim Abdulaziz
Agence France-Presse
YAOUNDÉ

Le Cameroun a expulsé plus de 3000 Nigérians dans le cadre de la lutte contre les extrémistes islamiques qui ont commencé à lancer des attaques depuis l'autre côté de la frontière, ont indiqué mardi les autorités.

Des centaines de Camerounais et de Nigérians ont également été arrêtés, soupçonnés d'avoir collaboré avec le groupe djihadiste Boko Haram, a affirmé Midjiyawa Bakary, le gouverneur de la région de l'Extrême-Nord.

Les Nigérians déportés étaient des réfugiés qui n'habitaient dans aucun camp de réfugiés et n'avaient pas de papiers d'identité.

Selon M. Bakary, les autorités ont remarqué qu'il y avait, dans certains villages, une population d'étrangers qui se cachaient derrière des Camerounais et qui hébergeaient des membres présumés de Boko Haram.

Femmes, hommes et enfants ont été déportés jusqu'à la ville nigériane de Mubi. Une agence du gouvernement camerounais a déployé une équipe afin d'informer la population sur la manière d'identifier les extrémistes.

L'agence onusienne pour les réfugiés affirme qu'un camp de la région de l'Extrême-Nord compte environ 44 000 personnes. Elle estime qu'il y a 12 000 réfugiés non enregistrés dans la région.

Au Nigéria, bon nombre d'expulsés ont rapporté avoir été forcés de fuir rapidement.

«Ç'a été un voyage terrible. Nous avons passé près de six jours sur la route avant d'arriver à Yola», a raconté Musa Kawuri, un commerçant de 52 ans. «Nous avons d'abord essayé de demander aux autorités camerounaises de nous accorder quelques jours», a-t-il ajouté, mais ils ont été placés dans des camions.

Haruna Hamman Furo, le président de l'agence nigériane de gestion d'urgence de l'État d'Adamawa, a affirmé que 800 personnes étaient enregistrées. Il s'attend à recevoir 12 000 Nigérians en provenance du Cameroun. Tous les expulsés ont été envoyés à Yola, la capitale de l'État.

«Leur condition est bonne», a indiqué un coordonnateur. Mais certains réfugiés ont affirmé que beaucoup étaient morts pendant le voyage jusqu'à la frontière.

L'offensive du groupe extrémiste Boko Haram a tué des milliers de personnes et déplacé plus de 1,5 million de citoyens.

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