Le Soudan du Sud en passe d'éradiquer la maladie du ver de Guinée

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Une fois dans l'organisme, le ver de Guinée met environ un an à se développer, atteignant jusqu'à un mètre de long.

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Agence France-Presse
JUBA

Le Soudan du Sud est en passe d'éradiquer la dracunculose, plus communément appelée maladie du ver de Guinée, après neuf mois sans cas déclaré, a annoncé vendredi le gouvernement.

Selon le ministère sud-soudanais de la Santé, le pays n'a pas recensé de cas depuis octobre 2014, alors qu'en 2006, il en comptait plus de 20 500. «L'éradication de ce fléau douloureux est à notre portée», a-t-il assuré dans un communiqué.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'est félicitée des résultats «remarquables» enregistrés au Soudan du Sud, en dépit de la guerre civile qui déchire le pays depuis fin 2013.

La dracunculose est une maladie parasitaire invalidante provoquée par un long ver filiforme. Rarement mortelle, elle est exclusivement transmise par l'ingestion d'eau contaminée par des puces d'eau parasitées.

Au milieu des années 1980, la maladie était endémique dans une vingtaine de pays: 3,5 millions de personnes étaient contaminées par ce parasite qui provoque de fortes douleurs et affaiblit considérablement les malades durant des mois. Si l'éradication se confirme au Soudan du Sud, le ver de Guinée ne sévira plus qu'au Tchad, en Ethiopie et au Mali.

Le Centre Carter, ONG créée par l'ancien président américain Jimmy Carter qui travaille au Soudan du Sud depuis 1989 afin d'éradiquer cette maladie, s'est dit «enchanté» de cette nouvelle.

Si la campagne est un succès, la dracunculose deviendra la première maladie parasitaire à être éradiquée et la deuxième pathologie humaine à être balayée de la planète, après la variole en 1979.

En 2014, le Soudan du Sud était le pays le plus touché avec 70 cas, contre 40 au Mali, 13 au Tchad et trois en Ethiopie.

Une fois dans l'organisme, le ver de Guinée met environ un an à se développer, atteignant jusqu'à un mètre de long. Après avoir migré dans le corps, il émerge généralement au niveau des membres inférieurs. Il n'existe ni vaccin ni traitement médicamenteux, uniquement des stratégies de prévention.

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