38 civils tués par Boko Haram dans le sud-est du Niger

Les attaques ont eu lieu dans les villages... (Photo ISSOUF SANOGO, AFP)

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Les attaques ont eu lieu dans les villages de Lamana et Ngoumao, dans la commune de Gueskérou, dans la région de Diffa.

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Agence France-Presse
NIAMEY

Trente-huit personnes, dont une majorité de femmes et d'enfants, ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi dans le sud-est du Niger lors d'une attaque des combattants islamistes de Boko Haram, a annoncé le ministre nigérien de l'Intérieur.

«Des éléments du groupe terroriste Boko Haram ont mené des attaques sur les villages de Lamana et Ngoumao, dans la commune de Gueskérou, dans la région de Diffa», a déclaré le ministre Hassoumi Massaoudou à la radio publique.

«Le bilan global provisoire est de 38 civils morts, dont 14 hommes, 14 femmes et 10 enfants», a-t-il poursuivi.

Il s'agit des plus lourdes pertes civiles enregistrées au Niger depuis que le pays est entré en guerre contre le groupe armé nigérian début février.

Selon un habitant de Lamana, cité par la télévision Anfani, qui dispose d'un bureau dans la capitale provinciale Diffa, les assaillants «sont venus peu après 20h00 locales» «en tirant des coups de feu et en brûlant tout sur leur passage».

«Certains des civils ont été brûlés par les éléments de Boko Haram et d'autres ont été tués par arme à feu», a indiqué Anfani.

«Vingt-huit personnes, dont 24 femmes et enfants sont morts à Lamana», a confirmé à la BBC un habitant, qui dit «avoir perdu sa femme, sa mère et l'un de (ses) enfants» dans l'attaque contre son village.

Un journaliste indépendant contacté à Diffa par l'AFP a indiqué que les «combattants de Boko Haram sont venus du Nigeria».

Lamana et Ngoumao sont deux localités distantes de quelques kilomètres, très proches de la Komadougou Yové, la rivière marquant la frontière entre Niger et Nigeria, a indiqué une source humanitaire.

Les islamistes «sont venus à bord de véhicules. Ils les ont laissés juste à la frontière et sont venus à pied attaquer les deux villages», a raconté le journaliste indépendant, ajoutant que les assaillants avaient «poussé des femmes et des enfants dans des maisons avant d'y mettre le feu».

C'est l'attaque la plus sanglante attribuée à Boko Haram au Niger depuis celle menée fin avril contre l'île de Karamga - sur le lac Tchad -, durant laquelle 74 personnes avaient été tuées, dont 46 soldats nigériens. Trente-deux autres militaires sont toujours portés disparus.

Le ministre Hassoumi Massaoudou a également fait état de trois personnes blessées la nuit dernière, qui ont été évacuées à l'hôpital de Diffa, alors que «plus de 100 maisons» ont été incendiées.

«Des opérations tant aériennes que terrestres sont actuellement engagées» par les forces de sécurité nigériennes pour «rattraper et neutraliser» les assaillants, a affirmé M. Massaoudou, promettant que le gouvernement mettrait «tout en oeuvre» pour «traquer partout et vaincre définitivement ces hordes terroristes».

Au Tchad, un double attentat-suicide attribué à Boko Haram a fait 33 morts lundi dans la capitale, N'Djamena.

Les armées du Nigeria, du Tchad, du Niger et du Cameroun luttent ensemble contre les insurgés désormais affiliés à l'organisation État islamique (EI), auxquels elles ont infligé de sérieux revers ces derniers mois.

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