275 anciens otages de Boko Haram confiés à un camp de déplacés

Traumatisés et dénutris, les anciens captifs ont été... (PHOTO AFOLABI SOTUNDE, REUTERS)

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Traumatisés et dénutris, les anciens captifs ont été emmenés au camp de Yola pour être identifiés, a précisé l'agence, qui a fourni aux réfugiés nourriture, matelas, couvertures, moustiquaires et savon.

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Agence France-Presse
KANO

Les autorités nigérianes ont annoncé dimanche avoir placé dans un camp de déplacés 275 anciens otages de Boko Haram sur les près de 700 femmes et enfants libérés la semaine dernière dans la forêt de Sambisa, bastion du groupe islamiste.

«La 23e brigade blindée de l'armée nigériane basée à Yola dans l'État de l'Adamawa a remis 275 femmes et enfants sauvés des rebelles dans la forêt de Sambisa entre les mains de l'Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) afin d'être réinsérés», indique l'agence gouvernementale dans un communiqué.

Traumatisés et dénutris, les anciens captifs ont été emmenés au camp de Yola pour être identifiés, a précisé l'agence, qui a fourni aux réfugiés nourriture, matelas, couvertures, moustiquaires et savon.

Le chef de l'agence NEMA, Muhammad Sani Sidi, assure que les mesures nécessaires ont été prises pour prendre en charge les traumatismes des anciens otages, ainsi que leur retour à une vie normale.

«Les informations personnelles, comme le nom, l'âge et le lieu d'origine ont été enregistrées», a ajouté le porte-parole de l'agence, Sani Datti, interrogé par l'AFP, qui a décrit des personnes «fatiguées et traumatisées», qui semblaient ne pas s'être «lavées depuis des jours».

Par ailleurs, a-t-il dit, les otages blessés durant l'opération de sauvetage - huit femmes et 15 enfants - ont été hospitalisés.

L'armée nigériane a libéré près de 700 otages, entre mardi et jeudi, dans la forêt de Sambisa, repaire de Boko Haram dans le nord-est du pays.

Selon Amnesty International, environ 2000 femmes ont été kidnappées depuis début 2014 par Boko Haram.

Des filles et femmes enlevées ont expliqué à cette organisation de défense des droits de l'Homme avoir été soumises au travail forcé, à l'esclavage sexuel et avoir parfois dû combattre sur la ligne de front aux côtés des insurgés.

On ne sait toujours pas si parmi ces ex-otages se trouvent certaines des 219 écolières, dont le rapt à Chibok (nord-est) le 14 avril 2014 avait suscité l'indignation nationale et internationale.

Le président sortant Goodluck Jonathan a été accusé de n'avoir pas fait assez pour la libération des filles de Chibok et d'avoir longtemps tardé à agir face à Boko Haram. Son successeur, Muhammadu Buhari, un ancien général originaire du Nord, doit prendra ses fonctions le 29 mai. Il s'est engagé à vaincre le groupe islamiste qui a fait, depuis 2009, ainsi que sa répression, plus de 15 000 morts au Nigeria.

Les opérations militaires dans la forêt de Sambisa s'inscrivent dans le cadre d'une offensive régionale lancée en février contre Boko Haram, à laquelle participent aussi le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins. Elles ont permis de reprendre une série de localités aux insurgés dans le nord-est du Nigeria.

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