Le président togolais Faure Gnassingbé officiellement réélu

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Le président togolais Faure Gnassingbé.

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Emile Kouton
Agence France-Presse
Lomé

Le président togolais Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, est officiellement réélu, a annoncé dimanche la Cour constitutionnelle en proclamant les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 25 avril.

Héritier d'une famille au pouvoir depuis 48 ans, M. Gnassingbé a remporté l'élection par 58,77% des suffrages exprimés, contre 35,19% à son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. Trois autres candidats d'opposition se présentaient, dont aucun n'a atteint 4%.

«Je proclame élu président de la République togolaise M. Faure Gnassingbé», a déclaré Aboudou Assouma, président de la Cour constitutionnelle depuis le siège de l'institution à Lomé.

L'abstention s'élève à 39%, selon les chiffres officiels,contre 35,32% à la précédente présidentielle de 2010.

«Les décisions de la Cour constitutionnelle sont sans recours», a ajouté M. Assouma, dans une allocution retransmise en direct à la télévision nationale.

«La Cour constitutionnelle recevra le serment du président élu le lundi 4 mai à 10H00» (locales et GMT), a par ailleurs précisé la Cour dans un communiqué.

Le CAP 2015 (Combat pour l'alternance politique), parti de Jean-Pierre Fabre, a dénoncé cette semaine un scrutin «frauduleux».

S'il n'a pas encore réagi à l'annonce des résultats officiels, le CAP 2015 avait contesté les résultats provisoires publiés mardi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui créditait M. Gnassingbé de 58,75% des suffrages, contre 34,95% des voix pour M. Fabre.

Le CAP 2015 a toutefois annoncé vendredi ne pas avoir l'intention de déposer de recours devant la Cour constitutionnelle, qu'il considère comme «inféodée» au régime togolais.

Faure Gnassingbé avait été porté au pouvoir par l'armée en 2005 à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui régna d'une main de fer pendant 38 ans. Une présidentielle calamiteuse avait suivi la même année, entachée de violences (400 à 500 morts et des milliers de blessés, selon l'ONU) et de fraudes massives.

Après plusieurs réformes - multipartisme, liberté de la presse, abolition de la peine de mort - qui ont entraîné en 2007 la levée des sanctions internationales instaurées du temps de son père pour «déficit démocratique», M. Gnassingbé avait été réélu en 2010 avec 60,88% des voix, déjà contre M. Fabre (33,93%).

Le scrutin avait été contesté par l'opposition, mais jugé acceptable par la communauté internationale.

Cette année, les différentes missions d'observation électorale - ONU, Union africaine, Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, Concertation nationale de la société civile (ONG togolaise financée par l'Union européenne) - ont estimé le scrutin libre et transparent, sans signaler de fraudes.

Mohammed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest a même estimé que cette élection constituait «une amélioration par rapport aux législatives de 2013».

Malgré les contestations de l'opposition, aucun trouble majeur n'a été relevé jusqu'à présent dans ce petit pays ouest-africain de sept millions d'habitants.

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