Maroc: un accident d'autocar fait 31 morts

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De premières images publiées sur l'internet témoignaient de la violence du choc et montraient l'autocar en flammes, en grande partie calciné.

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Agence France-Presse
RABAT, Maroc

Au moins 31 personnes, dont de nombreux enfants de retour d'une compétition sportive, sont mortes vendredi dans un nouveau drame de la route au Maroc, lorsqu'un bus est entré en collision avec un camion avant de prendre feu, selon les autorités locales.

L'accident, survenu en début de matinée au niveau de la commune de Chbika (près de 1000 km au sud-ouest de la capitale Rabat), a également fait neuf blessés dont deux graves, a rapporté l'agence MAP, citant les autorités locales.

Faisant état d'un bilan encore provisoire, des médias ont évoqué une quarantaine de morts au total, soit l'un des pires accidents du genre dans l'histoire du royaume. Une délégation officielle comprenant le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad devait se rendre sur place dans la journée, d'après les médias locaux.

Les raisons ayant conduit à cette collision frontale n'étaient pas connues dans l'immédiat.

Une majorité des victimes sont des enfants âgés de 8 à 14 ans, a affirmé à un correspondant de l'AFP un responsable régional du ministère de la Jeunesse et des Sports.

D'après plusieurs médias, le bus, qui comptait une cinquantaine de passagers, transportait notamment de jeunes athlètes et leurs accompagnateurs, de retour d'une compétition sportive organisée entre Rabat et Casablanca, en cette période de vacances scolaires au Maroc. Selon le site Medias 24, il s'agissait des «Jeux nationaux des écoles de sport».



De premières images publiées sur l'internet témoignaient de la violence du choc et montraient l'autocar en flammes, en grande partie calciné.



Au moins huit personnes ont été hospitalisées à Tan-Tan, a indiqué à l'AFP Mohamed Azzaz, directeur de la santé pour la région de Guelmim-Smara.

Près de 4000 personnes décèdent chaque année sur les routes marocaines, soit en moyenne 11 décès chaque jour, dans un pays de 34 millions d'habitants.

Les autorités ont mis en oeuvre diverses mesures pour tenter de combattre ce fléau, en particulier dans le sillage du pire accident de bus survenu dans le royaume (42 morts), en septembre 2012, entre Marrakech et Ouarzazate (sud). L'autocar, qui empruntait le plus haut col du pays reliant ces deux villes, avait terminé sa course dans un ravin.

Dès octobre 2010, un nouveau code de la route plus coercitif a été instauré. L'an dernier, un renforcement des contrôles et un programme spécial d'aménagements des infrastructures les plus sensibles sur la période 2014-2017, pour un montant de 250 millions d'euros (336 millions de dollars), ont également été annoncés.

Le gouvernement a fait valoir à plusieurs reprises que la grande majorité des accidents était due au facteur humain.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'insécurité routière au Maroc représente un «coût socio-économique» d'un milliard d'euros (1,34 milliard de dollars) par an, soit près de 2% du PIB national.

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