Nigéria: Boko Haram incendie une centaine de maisons

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Bama est une ville historique et un verrou stratégique de la région. Boko Haram en avait pris le contrôle en septembre 2014, y commettant des massacres et, déjà, incendiant de nombreuses maisons. Mais l'armée nigériane a déclenché il y a plusieurs jours une opération pour la reprendre.

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Agence France-Presse
KANO, Nigéria

Des centaines d'habitants de la ville de Bama, dans le nord-est du Nigeria, ont été chassés de leurs maisons incendiées par les islamistes de Boko Haram, qui contrôlent depuis sept mois cette cité stratégique que l'armée nigériane cherche à reprendre, selon des témoignages recueillis par l'AFP dimanche.

Les combattants islamistes ont averti samedi les habitants qu'ils devaient évacuer leurs maisons avant qu'ils n'y mettent le feu, selon des habitants Bama, deuxième ville de l'État de Borno. Ils se sont réfugiés à Maiduguri, la capitale de cet État, à environ 70 kilomètres.

«Ils sont venus vers midi (11H00 GMT), avertissant que tous ceux qui voulaient quitter la ville devaient partir, et, peu de temps après, ils ont commencé à mettre le feu aux maisons», a raconté un habitant, Umar Kaka, arrivé à pied à Maiduguri dimanche. «Tous les habitants n'ont pas pu partir, parce que certains sont malades ou trop vieux, et nous avons peur qu'ils aient été brûlés avec les maisons».

Bama est une ville historique et un verrou stratégique de la région. Boko Haram en avait pris le contrôle en septembre 2014, y commettant des massacres et, déjà, incendiant de nombreuses maisons. Mais l'armée nigériane a déclenché il y a plusieurs jours une opération pour la reprendre.

«Nous avons appris que des soldats venaient. Ils ont progressé sur deux fronts vers Bama et ont rencontré une résistance à Boboshe et Yale (deux villages voisins, ndlr), mais ont battu les hommes de Boko Haram», a déclaré un autre habitant de Bama, Ibrahim Kyari, arrivé à Maiduguri à moto.

«Qu'ils demandent aux habitants de partir nous a surpris, parce qu'ils nous gardaient prisonniers (dans la ville, ndlr) depuis sept mois», a-t-il témoigné.

Ibrahim Kyari a en outre raconté avoir vu sur la route de Maiduguri «beaucoup de gens, dont des femmes et des enfants, pendant que des soldats se dirigeaient vers Bama».

L'armée nigériane, longtemps surclassée par Boko Haram, a repris l'offensive il y a un mois et demi, appuyée par les armées de pays voisins, Tchad, Cameroun et Niger. Les forces nigérianes disent avoir repris plusieurs dizaines de localités aux insurgés.

Le gouvernement affirme vouloir en finir avec Boko Haram avant l'élection présidentielle du 28 mars.

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