RDC: Kinshasa se dote de trois robots pour réguler la circulation

L'ingénieure Thérèse Izay (centre) est chef de projet... (PHOTO FEDERICO SCOPPA, AFP)

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L'ingénieure Thérèse Izay (centre) est chef de projet à Women's Technology, l'association congolaise qui a remis aux autorités les trois nouveaux robots qui joueront le rôle d'agents de la circulation à Kinshasa.

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Agence France-Presse
KINSHASA

Trois nouveaux robots destinés à réguler la circulation routière aux carrefours encombrés de la ville de Kinshasa ont été remis mardi aux autorités de la République démocratique du Congo, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'association congolaise d'ingénieurs Women's technology a remis ces trois nouveaux robots - surnommés Tamuke, Mwaluke et Kisanga - aux autorités. Chaque robot de 250 kg et de 2,50 m, doté de panneaux solaires, a coûté 27 500 dollars. Ils viennent s'ajouter aux deux prototypes déjà installés à Kinshasa depuis 2013 mais en sont «une version améliorée».

Comment fonctionnent-ils? Le robot lève les bras, comme le ferait un agent de circulation humain, pour bloquer une voie et laisser passer les voitures sur l'autre voie, avec son plastron qui passe du vert au rouge.

«Le robot réagit beaucoup plus vite aux commandes. Bref, les composants électroniques sont beaucoup plus performants que la première génération» de machines, a expliqué à l'AFP l'ingénieure Thérèse Izay, chef de projet à Women's Technology.

«Nous avons amélioré notre technologie» en ajoutant «des feux statiques au niveau des cuisses», en plus de ceux qui sont sur le thorax, pour prendre le relais en cas de panne, a souligné Mme Izay.

En aluminium et conçus pour résister aux rigueurs du climat équatorial, ces robots peuvent filmer les violations au Code de la route grâce à des caméras de surveillance, qui fonctionnent même si le robot est hors-service.

Les images sont envoyées en temps réel à la police, qui peut analyser tous les mouvements dans un périmètre d'au moins 200 mètres. «Ces informations permettront de poursuivre les gens qui ont commis des infractions sur la route», a expliqué Mme Izay.

Les infractions sont nombreuses, et souvent mortelles. Depuis 2007, «9717 accidents de la route dont 2276» mortels, ont été enregistrés à Kinshasa, a indiqué le général Célestin Kanyama, chef de la police dans la capitale congolaise. «Ces robots seront d'un apport important pour la police», a-t-il estimé.

Cependant, le robot «ne remplace pas l'agent de police qui se trouve sur le site. Il ne va pas poursuivre les inciviques qui brûlent le feu» ni les éduquer ou encore les sanctionner, a averti le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta.

Women's Technology a proposé aux autorités l'achat de 30 machines semblables pour les grands carrefours de la capitale. Cinq machines ont d'ores et déjà été envoyées dans la province du Katanga (sud-est), dont trois pour la capitale provinciale, Lubumbashi.

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