Bamako et six groupes armés d'accord pour cesser les hostilités

Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra... (PHOTO FAROUK BATICHE, AFP)

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Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra serre la main de Bilal Ag Acherif, le secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA).

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Agence France-Presse
Alger

Le gouvernement malien et six groupes armés du nord du Mali, réunis à Alger, ont signé jeudi, sous les auspices de l'Algérie et de l'ONU, une «déclaration» prévoyant la cessation immédiate «de toutes formes de violence», selon un journaliste de l'AFP sur place.

Selon le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, dont le pays est le chef de file de la médiation internationale sur la crise au Mali, la signature de ce document vise à «créer sur le terrain un climat et un état d'esprit propres à favoriser le progrès des négociations afin d'aboutir à un accord de paix global».

Les deux parties ont convenu d'«observer une cessation immédiate de toutes formes de violences, et (de) s'abstenir de tout acte ou propos provocateurs», selon le document consulté par l'AFP.

Il a été signé en présence de M. Lamamra et du chef de la mission de l'ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi.

Les groupes signataires sont: le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), le Mouvement arabe de l'Azawad-dissident (MAA-dissident), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

Le gouvernement malien et ces six groupes ont entamé lundi à Alger un cinquième round de négociations qui doivent se poursuivre pour aboutir à un accord de paix.

Les deux parties se sont engagées à «poursuivre la négociation de bonne foi et dans un esprit constructif (...) en vue de s'attaquer durablement aux causes des tensions observées récemment sur le terrain», selon le document.

La zone de Tabankort, à mi-chemin entre Kidal, fief de la rébellion, et Gao (nord), contrôlé par des forces favorables à Bamako, à dominante touarègue de part et d'autre, est le théâtre de violents combats depuis plus d'un mois,

Le document prévoit aussi «la poursuite de la mise en oeuvre des mesures de confiance notamment la libération des personnes détenues».

«L'objectif de créer véritablement sur le terrain un climat et un état d'esprit propres à favoriser le progrès des négociations de fond afin d'aboutir à un accord de paix global», a déclaré M. Lamamra.

Les deux parties ont mené depuis juillet 2014 à Alger quatre séries de négociations, les premières à rassembler l'ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles qui avaient abouti à un accord intérimaire le 18 juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso.

La dernière session s'est achevée fin novembre. Un projet d'accord, présenté par Alger, prévoit une vaste autonomie pour le Nord malien.

En sont exclus les groupes liés à Al-Qaïda qui, à un moment allié du MNLA, ont occupé pendant plus de neuf mois le nord du Mali avant d'en être partiellement chassés par une intervention armée internationale lancée en 2013 par la France. En août 2014 lui a succédé l'opération «Barkhane», dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Mais la zone a enregistré depuis l'été une recrudescence d'attaques, notamment jihadistes, visant les forces maliennes ou étrangères, mais aussi les civils.

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