Un immeuble s'effondre au Caire: au moins 17 morts

L'immeuble de sept étages s'est soudainement effondré au... (PHOTO MOHAMED EL-SHAHED, AFP)

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L'immeuble de sept étages s'est soudainement effondré au milieu de la nuit à Matariya, un quartier pauvre de l'est du Caire.

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Agence France-Presse
LE CAIRE

Dix-sept personnes ont été tuées et trois étaient coincées sous les décombres mardi après l'effondrement d'un immeuble d'habitations au Caire provoqué par des travaux et le rajout illégal de deux étages, ont indiqué les secours et le ministère public.

Dans la capitale égyptienne, qui abrite plus de 20 millions d'habitants, d'innombrables immeubles sont édifiés au mépris des règles élémentaires de construction, et parfois sans permis de construire, dénoncent régulièrement les services de secours et les responsables des autorités locales. Cette pratique s'est notamment développée depuis la révolte populaire qui a emporté le régime d'Hosni Moubarak début 2011.

L'immeuble de sept étages s'est soudainement effondré au milieu de la nuit à Matariya, un quartier pauvre de l'est du Caire.

«Dix-sept personnes sont mortes, huit ont été légèrement blessées et, selon leurs proches, trois sont toujours sous les décombres», a déclaré en fin d'après-midi à l'AFP le général Mamdouh Abdelkader, directeur des secours civils au Caire.

Le drame «est dû à des travaux de rénovation dans un appartement du deuxième étage qui a affecté la structure de l'immeuble et au rajout de deux étages sans autorisation», a dit à l'AFP Mohamed al-Bichlawy, le procureur du district de l'est du Caire, qui a ouvert une enquête. Le ministère public a requis l'arrestation du propriétaire du bâtiment, a-t-il précisé.

Des habitants de l'immeuble et du quartier interrogés par l'AFP ont eux aussi invoqué les travaux au deuxième étage et le rajout «illégal» des deux étages.

Faten, dont le niqab ne laisse entrevoir que les yeux rougis, s'emporte : «après la révolution (de 2011), les propriétaires ont rajouté trois étages à tous les immeubles de cette rue et la municipalité reste silencieuse!» Faten a perdu sept membres de sa famille dans l'effondrement. «Je venais voir mon frère, mais je n'entrais jamais dans l'immeuble, il était trop fragile, j'avais dit à tout le monde qu'il fallait partir et regardez ce qui se passe aujourd'hui», se lamente-t-elle.

Au Caire, fréquemment, des propriétaires construisent, sans permis, des niveaux supplémentaires sur des structures déjà fragiles ou qui ne sont pas conçues pour en supporter le poids.

Après la révolte de 2011, suivie par trois années de chaos où l'État et la municipalité n'exerçaient plus guère leur autorité dans la vie quotidienne de la capitale, des milliers de tours d'habitation en briques et d'allure très précaire ont poussé comme des champignons au Caire et dans sa banlieue, une grande partie sans permis de construire sur des terres que des gens se sont appropriées sans titres.

Les autorités ont lancé récemment un programme de démolition de certains de ces immeubles.

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