Le président égyptien amnistie un journaliste canadien

La condamnation en juin à des peines de... (PHOTO HAMADA ELRASSAM, ARCHIVES AP)

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La condamnation en juin à des peines de 7 à 10 de prison de l'Égypto-Canadien Mohamed Fadel Fahmy (ci-dessus), de l'Australien Peter Greste et de l'Égyptien Baher Mohamed, qui travaillent pour l'antenne anglophone de la chaîne qatarie, avait provoqué un tollé international.

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La Presse Canadienne
LE CAIRE

Le président égyptien pourrait accorder son pardon à trois journalistes du réseau Al Jazira emprisonnés au Caire, dont l'Égypto-canadien Mohamed Fahmy.

Abdel-Fattah el-Sissi a indiqué, en entrevue avec la chaîne française France 24, que des discussions avaient lieu actuellement sur l'amnistie présidentielle qui pourrait être concédée aux journalistes.

Ses commentaires surviennent quelques jours après qu'il eut décrété une loi lui conférant des pouvoirs plus importants pour déporter des étrangers accusés ou inculpés au pays.

Le président El-Sissi avait pourtant promis de ne pas intervenir dans le processus judiciaire de cette affaire. Il avait toutefois admis à certains médias égyptiens que le procès avait eu des effets «très négatifs» sur la réputation de son pays.

Lors de son entretien avec France 24, il a répété qu'il aurait souhaité la déportation des trois hommes après leur arrestation.

Mohamed Fahmy travaillait pour le réseau anglais d'Al Jazira lorsqu'il a été arrêté le 29 décembre avec deux de ses collègues - le correspondant australien Peter Greste et le producteur égyptien Baher Mohamed.

Les trois hommes ont été accusés d'avoir encouragé les Frères musulmans, un groupe désormais interdit en Égypte, duquel faisait partie le président déchu Mohammed Morsi. Les autorités égyptiennes les ont aussi soupçonnés d'avoir enregistré du matériel qui mettait en péril la sécurité nationale du pays. Les journalistes ont toujours nié ces accusations, insistant sur le fait qu'ils avaient simplement fait leur travail.

Au terme d'un procès qui avait suscité plusieurs critiques dans le monde, les trois hommes avaient été reconnus coupables. MM. Fahmy et Greste avaient écopé de sept ans de prison, alors que M. Mohamed avait reçu une peine de dix ans.

M. Fahmy avait fait appel de la décision de la cour. Sa demande devrait être entendue le 1er janvier, s'il n'est pas libéré d'ici là.

Il avait aussi demandé d'être libéré temporairement pour des raisons de santé, puisqu'il est infecté par l'hépatite C et souffre d'une douleur à l'épaule.

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