Un journaliste tué en Somalie

Le studio d'enregistrement d'une chaîne radio basée à... (Photo JEHAD NGA, The New York Times)

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Le studio d'enregistrement d'une chaîne radio basée à Mogadiscio.

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Agence France-Presse
MOGADISCIO

Un journaliste indépendant somalien, travaillant pour une radio et une télévision somaliennes, a été tué mardi dans la ville de Galkayo, dans la région semi-autonome du Puntland (centre de la Somalie), a-t-on appris auprès de la police et de confrères.

La victime, Abdirisak Ali Abdi, travaillait pour la radio puntlandaise Daljir et la télévision Horn cable, basée à Londres.

Il s'agit du troisième journaliste abattu depuis le début de l'année dans ce pays de la Corne de l'Afrique ravagé par deux décennies de guerre civile.

«Les agresseurs ont pris la fuite après lui avoir tiré dessus, mais la police les recherche», a affirmé un policier de Galkayo, Hashi Dhaqane.

«Des hommes armés ont ouvert le feu sur le journaliste, qui était quelqu'un de brillant et aimait son travail», a confirmé un collègue, Nuh Muse. «Je ne sais pas pourquoi ils l'ont visé», a-t-il poursuivi.

Le syndicat national des journalistes somaliens, qui souligne que trois journalistes ont aussi été blessés à Mogadiscio, la capitale somalienne, au cours des deux derniers mois, a dénoncé «le meurtre de sang-froid» du journaliste, marié et père de deux enfants, appelant les autorités à lancer une enquête et poursuivre les auteurs du crime.

«Les assassins ne doivent pas rester impunis», a déclaré le secrétaire général du syndicat, Mohamed Ibrahim, dans un communiqué.

La Somalie est l'un des pays les plus dangereux pour les journalistes.

L'an dernier, au moins sept d'entre eux ont été abattus. Et en 2012, année la plus meurtrière pour la presse somalienne, 18 de ses membres ont été assassinés ou ont péri dans des attentats.

La Somalie est privée de gouvernement central effectif depuis la chute du président Siad Barre en 1991. Le pays est depuis en état permanent de guerre civile, livré aux milices de chefs de guerre, aux gangs criminels et aux groupes islamistes.

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