Une milice nigériane affirme avoir décapité de présumés islamistes

Des combattants du groupe terroriste Boko Haram.... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Des combattants du groupe terroriste Boko Haram.

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Agence France-Presse
KANO

Des dizaines d'islamistes présumés ont été décapités dans l'État de Borno, fief historique de Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria, selon des témoins, des exactions revendiquées par une milice civile locale.

Selon les informations recueillies cette semaine par l'AFP auprès d'un des membres de cette milice locale et de deux témoins oculaires, 41 combattants présumés de Boko Haram ont été décapités près de la ville de Biu le 28 novembre.

«Nous avons pris les hommes armés de Boko Haram en embuscade à Gur, le village d'à côté, et nous avons mené un combat acharné pendant deux heures», a affirmé à l'AFP Umar Hassan, un membre des CJTF, des milices locales qui aident l'armée à combattre les islamistes dans cette région.

«Nous avons tué 41 d'entre eux, nous les avons décapités et nous avons rapporté leurs têtes à Biu, où elles ont été exposées à la population», a-t-il ajouté.

«Les CJTF sont arrivés dans la ville avec des soldats dans des pick-up, vendredi, et ils ont fait le tour de la ville, brandissant les têtes des combattants de Boko Haram», a rapporté Maigana Wakili, un habitant de Biu.

«Ils tenaient les têtes sur des piques en bois, très haut, pour que les gens puissent les voir», a-t-il ajouté.

«C'était comme des chasseurs qui exhibent leur gibier après la chasse», a raconté Silas Buba, un autre habitant qui a donné un récit similaire, et dit avoir compté 41 têtes.

Mausi Segun, spécialiste du Nigeria pour l'ONG Human Rights Watch, a indiqué avoir reçu des informations faisant état de ces décapitations, qui n'ont pas été vérifiées sur le terrain pour le moment. Si elles étaient confirmées, ces exactions s'inscriraient dans la droite ligne des autres abus commis ces derniers mois par les CJTF.

Ces milices commettent impunément «le même type d'abus que ce dont on accuse Boko Haram» note Mme Segun. «Ces incidents doivent faire l'objet d'enquêtes et les personnes responsables doivent être poursuivies en justice» a-t-elle déclaré à l'AFP.

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