Libération des écolières: les Nigérians prudents devant les versions divergentes

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À Abuja, la capitale du Nigeria, des manifestants ont brandi une banderole «Bring Back our Girls» («Ramenez nos filles»), le 17 octobre.

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Chika Oduah
Associated Press
ABUJA, Nigéria

Les Nigérians restent prudents face à des rumeurs selon lesquelles la libération des quelque 200 écolières enlevées par des militants du groupe rebelle Boko Haram serait imminente.

Le gouvernement du président Goodluck Jonathan n'a toujours pas donné de détails sur la trêve conclue avec le groupe extrémiste islamiste, annoncée vendredi par l'armée.

La libération des filles approche, a cependant confirmé à l'Associated Press un porte-parole du gouvernement, Mike Omeri, ce week-end.

Les écolières sont «vivantes et se portent bien» et les discussions pour leur libération, supervisées par le président tchadien Idriss Deby, se poursuivent cette semaine.

À Abuja, la capitale du Nigeria, des manifestants continuent quotidiennement de brandir les affiches «Bring Back our Girls» («Ramenez nos filles»), pour la 174e journée.

La libération des filles pourrait se faire dans les prochains jours ou heures, a déclaré, vendredi à Paris, le président français, François Hollande. La France a été impliquée dans des négociations qui ont mené au relâchement de plusieurs de ses citoyens enlevés par Boko Haram au Cameroun.

Mais avec des versions qui diffèrent d'une personne à l'autre, les familles des filles, enlevées dans une école de Chibok il y a six mois, sont confuses mais pleines d'espoir.

Le frère de l'une des disparues, Allen Manasseh, a affirmé qu'il surveillait sans arrêt les nouvelles pour apprendre quand sa soeur Maryam serait de retour à la maison.

Il se pourrait toutefois que frère et soeur ne soient pas réunis dans les quelques prochains jours, alors que sur le terrain, le cessez-le-feu ne tient pas. Boko Haram aurait perpétré des attaques dans l'État de Borno, mais il est difficile de vérifier ces affirmations, car les télécommunications de la région ont été sabotées par les rebelles.

Dans une attaque survenue dans la ville de Damboa dimanche, une vingtaine de combattants auraient été tués par l'armée, a rapporté le commandant d'une milice civile, Bashir Abbas.

La milice ne se pliera pas au cessez-le-feu et continuera d'attaquer Boko Haram, a signalé M. Abbas à l'Associated Press. Il croit que le cessez-le-feu ne fonctionnera pas car Boko Haram n'est pas digne de confiance. «Ce sont seulement les politiciens qui parlent d'un cessez-le-feu, mais ce n'est pas la réalité sur le terrain», a-t-il dit.

Les hostilités du week-end ont forcé l'annulation une rencontre avec les dirigeants des milices civiles prévue lundi pour discuter de comment maintenir la trêve.

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