Golfe de Guinée: des pirates de plus en plus violents

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La violence des attaques s'est accrue dans le golfe de Guinée tandis que la piraterie somalienne (ci-dessus) a été pratiquement éradiquée, a indiqué jeudi l'ONU.

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Agence France-Presse
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Les pirates continuent de sévir essentiellement dans les eaux d'Asie du Sud-Est, mais la violence de leurs attaques s'est accrue dans le golfe de Guinée tandis que la piraterie somalienne a été pratiquement éradiquée, a indiqué jeudi l'ONU.

En 2013, plus de 150 attaques ont été enregistrées dans les mers d'Asie du Sud-Est, région qui enregistre le plus grand nombre d'incidents depuis 2012, selon un rapport de l'Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR).

En Afrique de l'Ouest, principalement le golfe de Guinée, une cinquantaine d'attaques ont été comptabilisées en 2013, un chiffre stable depuis trois ans. Le rapport précise que les attaques en haute mer ne cessent d'augmenter depuis les années 2000, tandis que celles dans les ports diminuent depuis 2005/2006.

Surtout, «concernant l'Afrique de l'Ouest, bien qu'il n'y ait pas une augmentation à court terme, la nature des attaques est en train de changer, elles deviennent plus violentes», a expliqué un responsable d'Unitar, Einar Bjoergo.

Les experts sont d'autant plus inquiets - en termes de coûts pour les entreprises - qu'ils soulignent que seuls 5 % des navires qui traversent le golfe de Guinée disposent d'une assurance antipirates des mers, alors que près de la moitié des navires qui passent par le golfe d'Aden sont assurés.

Ils sont aussi préoccupés de la quasi-absence de coordination régionale pour lutter contre la piraterie, qui cible principalement les pétroliers, dans cette partie du monde.

À l'inverse du cas de l'océan Indien occidental, où la piraterie maritime a quasiment disparu en très peu de temps.

«Elle a pratiquement cessé, dans l'océan Indien occidental, depuis 2011», alors que les attaques dans la région étaient en constante augmentation entre 2006 et 2011, a souligné M. Bjoergo, soulignant l'efficacité de l'action coordonnée des forces armées maritimes.

En procédant à l'arrestation de nombreux pirates ces dernières années près des côtes somaliennes, la Force maritime européenne Atalante et les Marines alliées (OTAN, Chine, Japon) ont eu un effet largement dissuasif.

Vingt-huit bateaux ont été attaqués en 2013 dans l'océan Indien occidental, contre plus de 300 en 2011 et plus de 100 en 2012. En outre, aucun navire n'a été détourné dans la région en 2013.

Dans le reste du monde, la piraterie est en repli dans la baie de Bengale et le long des côtes d'Amérique latine, mais pas dans le bassin des Caraïbes (où les attaques restent cantonnées aux ports).

La piraterie maritime s'est accrue dans le monde à la fin des années 1990, atteignant un pic en 2011, avec plus de 500 attaques, en majorité dans l'océan Indien occidental, avant de reculer depuis début 2013.

Deux cent soixante-quatre attaques ont été comptabilisées dans le monde en 2013, contre 353 en 2012 et 569 en 2011.




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