Soudan: l'arrestation d'un opposant compromet le «dialogue national»

L'ancien premier ministre soudanais Sadek al-Mahdi salue la... (PHOTO EBRAHIM HAMID, AFP)

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L'ancien premier ministre soudanais Sadek al-Mahdi salue la foule à son arrivée à la Cour de sécurité d'État, jeudi.

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Agence France-Presse
KHARTOUM

L'arrestation de l'opposant et ancien premier ministre soudanais Sadek al-Mahdi compromet le «dialogue national» engagé en janvier dans le but de trouver une solution aux multiples crises que traverse le pays, ont estimé dimanche des observateurs.

Le parti soudanais d'opposition Oumma, dirigé par M. Mahdi, a annoncé son intention de quitter ce «dialogue national» après l'arrestation de son chef samedi soir.

M. al-Mahdi fait l'objet d'une enquête pour des accusations de trahison, selon sa soeur Mariam al-Mahdi, une cadre du parti.

Il a été entendu dimanche par des procureurs à la prison de Kober à Khartoum, où il est détenu, a annoncé à des journalistes Sara Najdallah, secrétaire générale du parti Oumma.

Avec cette arrestation, le régime du président Omar el-Béchir «a retiré ses promesses de dialogue et est revenu à la case départ», avait affirmé samedi soir Mme Najdallah, en réclamant la libération immédiate de M. al-Mahdi.

«Le parti Oumma annonce avoir cessé le dialogue avec le parti du Congrès national» de M. Béchir, avait-elle ajouté.

«Nous sommes profondément inquiets. Ce n'est pas la bonne façon de mener un dialogue national», a déclaré un porte-parole de l'ambassade du Royaume-Uni au sujet de cette arrestation.

Selon Magdi el-Gizouli, de l'institut de recherches Rift Valley Institute, l'arrestation de M. al-Mahdi reflète l'état des rapports de forces politiques dans un pays où les services de sécurité «se moquent» des possibles conséquences sur le dialogue initié par le président.

M. Béchir, arrivé au pouvoir il y a 25 ans par un coup d'État alors que M. Mahdi était premier ministre, avait annoncé en janvier un «dialogue national» avec Oumma et d'autres mouvements d'opposition pour répondre à la volonté de changement exprimée en particulier dans un important mouvement de contestation en septembre.

M. al-Mahdi avait été entendu jeudi par la Cour de sécurité d'État après avoir accusé une unité paramilitaire, les Rapid support forces (RSF), d'exactions au Darfour, région de l'ouest du Soudan théâtre depuis 2003 d'une rébellion armée.




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