Enlèvement au Nigeria: deux Nigérians relâchés, trois Néerlandais captifs

Un policier nigérien.... (Photo Sunday Alamba, Associated Press)

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Un policier nigérien.

Photo Sunday Alamba, Associated Press

Agence France-Presse
La Haye

Deux Nigérians, enlevés avec trois Néerlandais dimanche par des hommes armés dans une région pétrolifère du sud du Nigeria, ont été libérés dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué l'un d'eux sur Twitter.

L'activiste écologiste Sunny Ofehe a écrit sur le site de blogage que lui-même et une autre personne avaient été «libérés dans la crique du Delta du Niger la nuit passée par des hommes armés !»

«Les trois autres collègues doivent encore être libérés», a-t-il également indiqué dans son tweet, parlant des trois Néerlandais.

Dans une interview par téléphone à la télévision publique néerlandaise NOS, M. Ofehe a assuré que les trois Néerlandais étaient la cible évidente de l'enlèvement. Les hommes armés «criaient «Où sont les Blancs?»».

Selon son récit, le groupe se trouvait sur un bateau quand un hors-bord s'est approché par l'arrière. Les hommes armés ont alors tiré dans le moteur afin de forcer le groupe à s'arrêter, avant de monter sur l'embarcation.

«Vos visages vers le bas, si vous faites un seul bruit, on vous tirera dessus», ont crié les hommes, selon le récit de M. Ofehe.

Les trois Néerlandais ont ensuite été emmenés sur le hors-bord alors que M. Ofehe et un autre Nigérian étaient, eux, emmenés vers un autre endroit. C'est la dernière fois que l'activiste, qui assure avoir été bien traité, a vu ses compagnons de voyage.

«Ils ont dit qu'ils le faisaient pour l'argent, qu'ils n'avaient pas de travail, que les compagnies pétrolières dans la région n'engageaient pas les gens du pays et qu'en conséquence, ils avaient été forcés de le faire», a également ajouté M. Ofehe.

La police nigériane a déclaré à l'AFP à Lagos que les ravisseurs avaient demandé une rançon pour M. Ofehe.

«Les ravisseurs ont contacté la famille du Nigérian enlevé avec les ressortissants néerlandais et leur a demandé une rançon de 10 millions de nairas (43 000 euros)», a déclaré Alex Akhigbe, le porte-parole de la police de l'État de Bayelsa.

«La police n'est pas impliquée dans les négociations de rançons parce qu'on ne paie pas de rançon aux criminels», a-t-il ajouté.

Les cinq personnes avaient été enlevées alors qu'elles se rendaient dans un hôpital construit par le géant pétrolier américain Chevron. Elles travaillaient ensemble sur un projet de magazine sur le Nigeria.

L'un des Néerlandais est un réalisateur de documentaires, selon la chaîne de télévision néerlandaise NOS. Les deux autres, un homme et une femme, travaillent pour l'imprimerie néerlandaise Gerrits&Leffers, selon cette entreprise.

Des dizaines d'expatriés ont été kidnappés dans le passé dans la région instable du delta du Niger, et la majorité d'entre eux ont été relâchés après le versement d'une rançon.

À cause des risques d'enlèvements dans cette région, les employés du secteur pétrolier sont toujours accompagnés d'une escorte armée pour se déplacer, ce qui n'est pas le cas des journalistes et des employés de la société civile notamment.




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