Obama condamne la répression des gais en Ouganda

Une rare manifestation en appui à la communauté... (Photo: AP)

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Une rare manifestation en appui à la communauté LGBT de l'Ouganda a eu lieu lundi dernier à Nairobi, au Kenya.

Photo: AP

Agence France-Presse

Le président des États-Unis Barack Obama a exprimé dimanche son inquiétude face à la promulgation attendue d'une nouvelle loi controversée de répression contre l'homosexualité en Ouganda, en avertissant que les relations diplomatiques entre les deux pays pourraient en souffrir.

«Nous estimons que les personnes doivent être traitées partout dans l'égalité, avec dignité et respect, et qu'elles doivent avoir la possibilité d'atteindre leur plein potentiel, peu importe qui elles sont ou qui elles aiment» a déclaré Barack Obama dans un communiqué. «C'est pourquoi je suis profondément déçu que l'Ouganda s'apprête à promulguer sous peu une loi qui criminaliserait l'homosexualité».

«Le projet de loi anti-homosexualité en Ouganda, une fois promulgué, sera plus qu'un affront et un danger pour la communauté gay d'Ouganda. Ce sera un pas en arrière pour tous les Ougandais, et donnera une mauvaise image de l'engagement de l'Ouganda en faveur de la protection des droits de l'homme de son peuple», a-t-il souligné.

«Comme nous l'avons indiqué au président Museveni, promulguer cette loi compliquera notre relation estimée avec l'Ouganda», a-t-il prévenu. «A l'heure où, tragiquement, nous observons une augmentation des violences et harcèlements contre des membres de la communauté LGBT (lesbienne, gai, bi et transsexuelle), de la Russie au Nigeria, je salue tous ceux qui, en Ouganda et dans le reste du monde, restent fidèles au respect des droits de l'homme et au droit fondamental à la dignité de tous».

Le Parlement ougandais a adopté le 20 décembre 2013 à une majorité écrasante une loi durcissant considérablement la répression des personnes homosexuelles, et prévoyant notamment la prison à vie pour les récidivistes d'«homosexualité aggravée».

Le 17 janvier, le président Yoweri Museveni avait bloqué le texte, en réclamant plus d'informations avant de trancher.

Samedi soir, Susan Rice, conseillère de sécurité nationale de M. Obama, s'est entretenue «longuement» avec le président Museveni pour «l'inciter à ne pas signer la loi anti-LGBT», a-t-elle écrit dimanche sur son compte Twitter.




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