CPI: «Terminator» Ntaganda accusé de crimes «ethniques»

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Surnommé «Terminator», car réputé sans pitié, le chef rebelle, crâne rasé et fine moustache, a écouté le procureur, bras croisés et le regard souvent vide, assis au fond de la salle d'audience.

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Agence France-Presse
La Haye

Le procureur de la Cour pénale internationale a accusé lundi l'ancien chef de guerre Bosco Ntaganda, surnommé «Terminator», de crimes «ethniques» dans l'est de la République démocratique du Congo, tentant de convaincre les juges que son dossier est assez solide pour un procès.

«Bosco Ntaganda et l'UPC/FPLC (sa milice, NDLR) ont persécuté des civils sur des bases ethniques», a assuré la Gambienne Fatou Bensouda lors d'une audience de confirmation des charges devant la CPI, en présence du suspect, écroué depuis 2013.

«Les crimes n'étaient pas commis au hasard et n'étaient pas spontanés», a ajouté Mme Bensouda : «ils visaient délibérément la population non-Hema» de l'Ituri (est de la RDC), région riche en ressources naturelles, notamment de l'or, dont la milice de M. Ntaganda voulait le contrôle.

Surnommé «Terminator», car réputé sans pitié, le chef rebelle, crâne rasé et fine moustache, a écouté le procureur, bras croisés et le regard souvent vide, assis au fond de la salle d'audience.

L'audience de confirmation des charges doit avoir lieu de lundi à vendredi. Le procureur doit convaincre les juges que les éléments de preuve qu'il a récoltés sont assez solides pour justifier un procès. Les juges rendront leur décision dans les 60 jours.

M. Ntaganda doit répondre de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Ituri par les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), dont il était le chef militaire.

Les poursuites contre M. Ntaganda sont les premières de la CPI qui incluent des charges de viols contre des enfants-soldats.

L'un des chefs de guerre les plus recherchés de la région des Grands Lacs, Bosco Ntaganda avait été en mars 2013 le premier à se livrer à la CPI.

Contre toute attente, il s'était réfugié à l'ambassade des États-Unis au Rwanda, après l'éclatement du M23, sa milice congolaise, et demandé son transfert à la CPI, qui avait lancé deux mandats d'arrêt contre lui.




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