Centrafrique: le départ du président Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour»

De jeunes opposants manifestent leur désir de voir... (PHOTO REBECCA BLACKWELL, ARCHIVES AP)

Agrandir

De jeunes opposants manifestent leur désir de voir le président Djotodia quitter le pouvoir, à Bangui, le 20 décembre.

PHOTO REBECCA BLACKWELL, ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Bangui

Un départ du président de transition centrafricain Michel Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour», a affirmé mercredi le ministre de la Communication Guy Simplice Kodégué, alors que les États d'Afrique centrale se réunissent jeudi pour un sommet extraordinaire sur la Centrafrique, où aucune sortie de crise ne semble en vue.

«Les questions qui seront abordées demain sont le bilan des opérations (française) Sangaris et (africaine) MISCA. La question d'un éventuel départ du président Djotodia n'est pas à l'ordre du jour», a déclaré M. Kodégué, juste après l'annulation sans explication d'une conférence de presse de M. Djotodia convoquée dans la matinée.

«Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang», a-t-il ajouté.

Le président centrafricain et son premier ministre Nicolas Tiangaye doivent quitter Bangui mercredi pour N'Djamena, où se tient jeudi un sommet extraordinaire des dix pays membres de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), consacré à la Centrafrique.

Aucun ordre du jour officiel n'a été rendu public pour ce sommet convoqué par le président tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la force africaine (MISCA) déployée en Centrafrique.

Selon une source diplomatique française, le président congolais, et médiateur africain dans la crise, Denis «Sassou Nguesso et Déby voudraient rebattre les cartes, car ça ne marche pas bien. Il faut prévoir un plan B» pour sortir de la crise en Centrafrique.

Ce nouveau sommet extraordinaire est convoqué un peu plus d'un mois après le début, le 5 décembre de l'intervention militaire française Sangaris pour rétablir la sécurité en Centrafrique, livrée à des violences sanglantes.

Si les tueries de masse ont cessé dans la capitale, aucune perspective politique de sortie de crise n'apparaît pour le moment alors que les violences ont provoqué des déplacements massifs de population à Bangui et en province et engendré une crise humanitaire majeure.

Le président Michel Djotodia, à Bangui, le 21... (PHOTO MIGUEL MEDINA, ARCHIVES AFP) - image 2.0

Agrandir

Le président Michel Djotodia, à Bangui, le 21 décembre 2013.

PHOTO MIGUEL MEDINA, ARCHIVES AFP

Une décision attendue jeudi, selon Fabius

Le sommet des chefs d'État d'Afrique centrale jeudi à N'Djamena devrait prendre des décisions sur le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en écartant la possibilité de modifier le dispositif militaire français.

«Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions», a indiqué M. Fabius dans un entretien au quotidien français Le Parisien, selon la transcription de ses propos obtenue par l'AFP.

Le ministre, qui venait de souligner la nécessité d'une «stabilisation politique de la situation» en République centrafricaine, répondait à une question sur le maintien au pouvoir du président de transition centrafricain.




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer