L'armée nigériane tue 17 membres de Boko Haram

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Les violences liées à Boko Aram, qui lutte pour créer un «État islamique» dans le Nord, essentiellement musulman, et leur répression sanglante par les forces de l'ordre, ont fait environ 3000 morts depuis 2009.

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Agence France-Presse
Maiduguri, Nigéria

L'armée nigériane a annoncé vendredi avoir tué 17 islamistes dans des raids contre deux camps du groupe armé Boko Haram, qui ont été détruits, dans son fief de l'État de Borno, dans le nord-est du pays.

L'armée a mené mercredi et jeudi deux opérations avec soutien d'hélicoptères d'attaque pour démanteler «des camps terroristes de Boko Haram» au cours desquelles des échanges de coups de feu ont fait 17 morts chez les extrémistes, et ont tué un soldat, a annoncé un porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Sagir Musa.

Cette déclaration est la première confirmation de l'existence de camp ou de base de Boko Haram, même s'il avait été fait mention de «caches d'armes» en zones urbaines.

Le porte-parole a précisé que ces camps fortifiés se trouvaient sur les territoires de la réserve naturelle de Sambisa et dans la forêt de Ruwa.

Il a souligné que les échanges de cous de feu avaient été «très violents».

Le lieutenant-colonel Musa a annoncé que ces camps de Boko Haram avaient été «détruits», et il a affirmé que de nombreuses armes et munitions, ainsi que du matériel de communication, de la nourriture et un groupe électrogène y avaient été découverts.

Les violences liées à Boko Aram, qui lutte pour créer un «État islamique» dans le Nord, essentiellement musulman, et leur répression sanglante par les forces de l'ordre, ont fait environ 3000 morts depuis 2009.

Tant la police que l'armée ont été accusées d'avoir commis des exactions en grand nombre, dont des exécutions sommaires dans les opérations menées contre Boko Aram.

La récente déclaration de cessez-le-feu d'un homme se présentant comme un représentant du groupe islamiste Boko Haram, Sheikh Muhammed Abdulazeez Ibn Idriss, a provoqué un intense débat au Nigeria.

La proposition a été bien accueillie par l'armée, mais nul ne sait véritablement si cet homme est un imposteur ou un représentant légitime de Boko Haram, et les violences n'ont pas cessé.

L'État de Borno et sa capitale Maiduguri constituent le berceau du mouvement extrémiste, qui a, selon les autorités nigérianes, des liens avec des groupes radicaux étrangers, y compris avec ceux qui sont présents dans le nord du Mali, où le Nigeria s'est engagé à envoyer 900 soldats contre les rebelles islamistes.

Pays le plus peuplé d'Afrique, avec 160 millions d'habitants, et premier producteur de pétrole du continent, le Nigeria est divisé entre un Nord à majorité musulmane et le Sud, principalement chrétien.

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