Des hommes attaquent une église au Nigeria et font six morts

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Les attaques contre les églises sont fréquentes au Nigeria. Sur cette photo de janvier 2010, un homme regrette les siens.

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Agence France-Presse
Kano

La fête de Noël a de nouveau été endeuillée cette année au Nigeria par une attaque contre une église dans le nord-est du pays, dans laquelle six personnes ont été tuées.

Des hommes armés ont attaqué pendant la messe de minuit une église dans le village de Peri (nord-est), tuant six fidèles, dont un prêtre, avant de mettre le feu au bâtiment, ont indiqué la police et des habitants mardi.

«Un groupe d'hommes armés a fait irruption dans le village à minuit et est allé directement dans l'église (...) Ils ont ouvert le feu et tué le prêtre et cinq fidèles. Puis ils ont mis le feu à l'église», a déclaré Usman Mansir, un habitant.

Un responsable de la police à Yobe a confirmé à l'AFP cette version des faits.

Les assaillants ont également mis le feu à des habitations voisines de l'église, selon des habitants.

Peri est situé à deux kilomètres de la ville de Potiskum, la capitale économique de l'État de Yobe. Alors que la population de l'État est majoritairement musulmane, Potiskum compte une importante minorité chrétienne.

Ces meurtres n'ont pas été pour l'heure revendiqués, mais le groupe islamiste radical Boko Haram a déjà mené plusieurs attaques similaires, ciblant fréquemment des églises les jours de culte.

Ils ont mené récemment plusieurs attaques à Yobe, proche de la ville de Maiduguri (capitale de l'État de Borno), berceau du groupe islamiste, affilié à Al-Qaïda.

En 2011, 44 personnes avaient été tuées le jour de Noël dans le nord et le centre du Nigeria dans une série d'attaques attribuées à Boko Haram, dont 35 dans un attentat à la bombe contre une église.

Boko Haram, qui se réclame des talibans afghans, veut créer un État islamique dans le nord du Nigeria.

Pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigeria compte 160 millions d'habitants, le sud du pays étant à majorité chrétienne et le nord à majorité musulmane.

Outre des chrétiens, le groupe islamiste attaque aussi régulièrement les forces de sécurité, des hommes politiques et des intérêts économiques.

À Rome, le pape Benoît XVI, lors de sa bénédiction de Noël, a condamné les «atroces» attaques contre les lieux de culte.

«La concorde doit revenir au Nigeria, où d'atroces attentats terroristes continuent à faucher des victimes, en particulier parmi les chrétiens», a-t-il dit.

Dans le village de Peri, le chef de l'Association chrétienne du Nigeria a Yobe a indiqué que de nombreux fidèles étaient toujours manquants.

«Six corps ont été retrouvés», et des personnes vivant près de l'église «ont fui leurs foyers lors de l'attaque et on peut penser qu'ils se cachent toujours dans la brousse», a déclaré Idi Garba à l'AFP.

L'église visée était une branche de l'Église évangélique d'Afrique de l'Ouest, selon un habitant.

Début décembre, une série d'attaques attribuées à Boko Haram avait été menée contre des églises et des maisons habitées par des chrétiens dans le nord du Nigeria. Dix personnes étaient mortes égorgées et trois églises avaient été incendiées.

Le dimanche précédent, un double attentat suicide avait fait onze morts et une trentaine de blessés dans une église protestante, toujours dans le nord.

Au total, les violences attribuées à la secte Boko Haram, mais aussi leur répression sanglante par les forces de l'ordre nigérianes ont fait, selon les estimations, plus de 3000 morts depuis 2009.

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