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Zimbabwe: Mugabe exige que les sociétés étrangères cèdent 100% de leur capital à des Noirs

«J'ai dit au ministre des Mines que je... (PHOTO JEKESAI NJIKIZANA, AFP)

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«J'ai dit au ministre des Mines que je crois maintenant que 51 %, ça va comme ça. Passons à 100 %!», a lancé le président zimbabwéen Robert Mugabe devant les délégués de son parti présents à Gweru.

PHOTO JEKESAI NJIKIZANA, AFP

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Agence France-Presse
Gweru, Zimbabwe

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, qui vise une réélection en 2013, a demandé vendredi que les sociétés étrangères présentes dans le pays cèdent 100 % de leur capital à des Zimbabwéens noirs, lors du congrès de son parti à Gweru (centre).

 

 

 

 

«J'ai dit au ministre des Mines que je crois maintenant que 51 %, ça va comme ça. Passons à 100 %!», a-t-il lancé devant les délégués.

Le Zimbabwe a imposé depuis deux ans une politique dite «d'indigénisation» qui prévoit que toutes les sociétés étrangères doivent céder obligatoirement au moins 51 % de leur capital à des Zimbabwéens noirs.

L'objectif est de lutter contre les inégalités entre Noirs et Blancs héritées de la période coloniale.

Rejetant les critiques exprimées depuis longtemps par ceux qui estiment que cette politique ne peut que faire fuir les investisseurs, Mugabe a affirmé que les entreprises étrangères étaient toujours les bienvenues au Zimbabwe, à condition qu'elles se conforment aux lois du pays. «Si vous ne voulez pas suivre les règles, allez-vous-en!», a-t-il lancé.

«Oui, amenez votre propre capital, vous pourrez faire des affaires, mais la terre est à nous», a encore déclaré le président âgé de 88 ans et au pouvoir depuis 1980, sans expliquer comment les étrangers pouvaient «amener» leur capital s'ils devaient ensuite le céder.

«Même à nos amis chinois, nous disons non. Nous, nous n'allons pas dans votre pays. Vous devez accepter nos règles», a ajouté le chef de l'État, qui s'exprimait dans un centre de conférence construit par des entreprises chinoises pour 6,5 millions de dollars.

«Nous allons nous développer, à notre façon à nous, pour entreprendre des activités qui développent la richesse», a poursuivi Mugabe, dont le pays s'est fortement appauvri à la suite de la crise politique de 2008.

La politique «d'indigénisation» est l'une des principales pommes de discorde opposant M. Mugabe à son adversaire et néanmoins premier ministre Morgan Tsvangirai, qu'il devrait à nouveau affronter dans les urnes l'an prochain.

M. Tsvangirai a encore estimé fin novembre que cette politique faisait fuir les investisseurs.

Selon le ministre de l'Économie Tapiwa Mashakada - membre du parti de M. Tsvangirai -, les investisseurs évitent désormais le Zimbabwe, au profit de l'Angola ou du Mozambique.

Des élections sont prévues en 2013 pour sortir le pays de la crise politique ouverte en 2008 lors du dernier scrutin présidentiel.

Cette année-là, Morgan Tsvangirai, était arrivé en tête du premier tour de l'élection. Entre les deux tours, les partisans de M. Mugabe avaient déchaîné la violence contre ceux de M. Tsvangirai.

Pour éviter un bain de sang, ce dernier avait accepté de retirer sa candidature, laissant M. Mugabe seul en lice au second tour.

Suite à une médiation de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), les deux hommes avaient ensuite accepté de s'engager dans une cohabitation forcée, qui se poursuit aujourd'hui, mais qui n'a pas vraiment apaisé les esprits.

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