Bientôt un nouveau pape en Égypte

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Selon le rite orthodoxe, le choix se fait par tirage au sort, à la cathédrale Saint-Marc, au Caire.

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L'église copte orthodoxe égyptienne choisira demain le 118e pape de son histoire, dans un contexte politique particulièrement volatile.

Trois candidats ont été retenus pour succéder au charismatique Chenoueda III, qui est mort en mars dernier à 88 ans, après un règne de 40 ans. Il s'agit de deux évêques, Raphael et Tawadros, et d'un moine, le père Raphael Ava Mina.

Aucun candidat n'est favorisé d'emblée. Selon le rite orthodoxe, le choix se fait par tirage au sort, à la cathédrale Saint-Marc, au Caire. Les noms des trois finalistes seront inscrits sur des billets et mis dans une boîte en verre. C'est un enfant, choisi au hasard parmi des centaines, qui pigera par la suite le nom du prochain patriarche. «Ils appellent ça le choix de Dieu», souligne George Saad, personnalité médiatique du Montréal égyptien.

Plusieurs s'accordent pour dire que le nouveau pape aura un défi important à relever, notamment sur le plan politique.

Les coptes d'Égypte, qui représentent de 6 à 10 % des 85 millions d'Égyptiens, se plaignent depuis plusieurs années de subir de la discrimination et d'être réprimés et marginalisés par la majorité musulmane.

Les chrétiens sous tension

Avec l'élection de l'islamiste Mohamed Morsi à la tête du pays, leurs inquiétudes ont monté d'un cran. Beaucoup craignent que les tensions et les persécutions augmentent, même si Morsi a promis qu'il serait le «président de tous les Égyptiens». Dimanche dernier, cinq chrétiens ont encore été blessés lors de l'attaque d'une église copte par des islamistes radicaux.

D'après Nabil Abdelamlek, président de l'organisation canado-égyptienne pour les droits de la personne, il ne faut pas s'attendre à ce que le prochain pape en mène aussi large politiquement que son prédécesseur. «Il n'aura ni l'expérience ni le charisme. Son rôle devra être essentiellement religieux» croit-il.

Dans un pays politiquement divisé, sa nomination aura toutefois une valeur de symbole, ajoute M. Abdelmalek. «On s'attend à ce qu'il contribue à la solidification de l'unité égyptienne.»

Mohamed Morsi a, pour sa part, promis qu'il assisterait à l'intronisation officielle du nouveau pape, le 18 novembre prochain... «si le temps le lui permettait».

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