«L'Afrique n'a pas besoin de charité» -Ban Ki-moon

«Comme les tigres économiques de l'Asie autrefois, les... (Photo: Reuters)

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«Comme les tigres économiques de l'Asie autrefois, les fauves de l'Afrique se mettent en marche», a déclaré Ban Ki-Moon.

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Agence France-Presse

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en visite à Libreville, a estimé que l'Afrique n'avait pas besoin de charité mais d'investissements, tout en souhaitant des «élections libres et honnêtes» au Gabon pour les législatives de 2011.

«L'inflation est tombée presque partout en Afrique, un nouveau secteur privé est en train de naître. Nous observons une nouvelle stabilité politique. C'est un grand changement et je n'aurais aucune peine à le résumer comme suit: L'Afrique n'a pas besoin de charité, l'Afrique a besoin d'investissement et de partenariat», a-t-il affirmé lors d'un discours à l'Assemblée nationale gabonaise. «Ceci est l'heure de l'Afrique. Il est temps de considérer l'Afrique subsaharienne comme l'une des plus grandes économies émergentes du monde. Comme les tigres économiques de l'Asie autrefois, les fauves de l'Afrique se mettent en marche», a-t-il aussi déclaré.

Après un hommage au président Omar Bongo Ondimba, décédé il y a un après 41 ans au pouvoir, le secrétaire général a aussi évoqué la situation politique gabonaise soulignant: «Vous êtes en train de consolider votre jeune démocratie. Je suis convaincu que vous donnerez une nouvelle impulsion à cet élan à l'approche des élections législatives de l'an prochain, comme vous en avez donnez la preuve».

«Des élections ouvertes à tous, libres, honnêtes et transparentes jouent un rôle clair dans le maintien de la paix et de la stabilité. L'Afrique a vu trop de fraudes électorales, trop de changements de gouvernement inconstitutionnels, trop de manipulations de la loi», a précisé le secrétaire général.

«La démocratie se base sur les élections mais aussi sur la bonne gouvernance et le respect de la légalité. Votre gouvernement a réalisé des progrès en faveur de l'élimination de la corruption et de la mauvaise gestion», a-t-il ajouté.

L'opposition gabonaise n'a jamais reconnu le résultat des élections présidentielles de 2009, remportée par Ali Bongo Ondimba, a contesté les dernières élections partielles de juin et estime qu'il existe une «faillite de la démocratie» dans le pays.

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