Mauritanie: «des cas d'esclavage très graves»

Un homme amène des chameaux près de la... (Photo: Finbarr O'Reilly, archives Reuters)

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Un homme amène des chameaux près de la capitale Nouakchott. Des esclaves mauritaiens gardent des chameaux et des chèvres dans les dunes délavées par le soleil ou servent le thé à la menthe aux riches invités de Nouakchott. De génération en génération, les maîtres se relaient  les esclaves.

Photo: Finbarr O'Reilly, archives Reuters

Agence France-Presse
Nouakchott

Le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de l'esclavage a déclaré mardi à Nouakchott que «des cas d'esclavage très graves existaient encore» en Mauritanie, pays où cette pratique est pourtant officiellement abolie.

«Des cas d'esclavage très graves existent encore en Mauritanie. Des gens subissent des formes d'esclavage multiples et très graves, certains dans les campagnes et d'autres dans les villes», a déclaré Mme Gulnara Shahinian lors d'une conférence de presse.

L'esclavage «est un crime, qu'il soit pratiqué contre un groupe ou une personne», a ajouté la responsable onusienne qui s'exprimait après une visite de près de deux semaines en Mauritanie.

Durant son séjour, elle a rencontré des officiels mauritaniens et des Ong anti-esclavagistes mais aussi «des victimes (de l'esclavage), des enfants et des femmes qui ont fui leurs maîtres dans la brousse pour se réfugier dans les villes, laissant les leurs derrière eux dans des conditions difficiles».

Mme Shahinian a néanmoins indiqué qu'il lui manquait encore «beaucoup d'informations pour mieux comprendre le phénomène de l'esclavage en Mauritanie eu égard à la complexité des structures sociales et de la composition ethnique» de la Mauritanie.

Elle s'est félicitée de la volonté du gouvernement de «mettre fin à cette pratique et sortir les citoyens des ténèbres de l'esclavage».

Longtemps couvert d'une chappe de silence, l'esclavage a officiellement été aboli en Mauritanie en 1981.

L'Assemblée nationale mauritanienne a adopté en août 2007 une loi criminalisant la pratique qui perdure cependant dans certaines parties du pays.

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