L'UE raye les FARC de sa liste d'organisations terroristes

L'ex-guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie... (PHOTO INALDO PEREZ, ARCHIVES REUTERS)

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L'ex-guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie est devenue fin août un parti politique. Sur la photo, le leader Ivan Marquez.

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Agence France-Presse
BRUXELLES

L'Union européenne a retiré lundi l'ancienne guérilla des FARC de sa liste des « organisations terroristes », un an après la signature de l'accord de paix en Colombie, a appris l'AFP de source européenne.

« Le Conseil [de l'UE, qui représente les États membres] a adopté les actes légaux pour désinscrire les FARC de la liste de l'UE des individus et entités faisant l'objet de mesures restrictives pour combattre le terrorisme », a indiqué cette source à l'AFP.

La décision sera publiée mardi au Journal officiel de l'UE, a-t-elle précisé sous couvert d'anonymat.

L'UE avait déjà « suspendu » fin septembre 2016 l'inscription des FARC sur sa liste d'organisations terroristes, un geste de soutien aux pourparlers de paix qui ont finalement été signés en novembre de la même année à Cuba.

L'ex-guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie est devenue fin août un parti politique. Elle veut présenter son dernier commandant Rodrigo Londoño Echeverry, alias « Timochenko », comme candidat à l'élection présidentielle de mai 2018.

En plus d'un demi-siècle, le conflit armé colombien a impliqué une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260 000 morts, plus de 60 000 disparus et 7,1 millions de déplacés.

Les FARC avaient été placées sur la liste noire de l'Union en 2002, ce qui avait entraîné le gel des avoirs financiers dans l'UE de certains de ses membres. Elles restent listées comme « organisation terroriste étrangère » par le département d'État américain.

Le gouvernement colombien négocie depuis février avec la dernière guérilla du pays, l'ELN (Armée de libération nationale, guévariste), à Quito en Équateur. Une trêve des combats a été instaurée jusqu'en janvier 2018.




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