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Microsoft prône un partenariat public-privé contre la propagande extrémiste

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Steven Crown, vice-président de Microsoft, a cependant souligné qu'il n'y avait «pas de réponse unique, pas de solution miracle» et qu'il n'y avait d'ailleurs «pas de définition universellement acceptée du terrorisme ou de l'extrémisme».

PHOTO RICK BAJORNAS, AFP

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le géant américain de l'informatique Microsoft est partisan d'une coopération accrue avec les gouvernements pour contrer la propagande terroriste, dans le respect du droit et des libertés fondamentales, a indiqué mercredi un de ses patrons.

Steven Crown, vice-président de Microsoft, a cependant souligné qu'il n'y avait «pas de réponse unique, pas de solution miracle» et qu'il n'y avait d'ailleurs «pas de définition universellement acceptée du terrorisme ou de l'extrémisme».

Il participait, pour la première fois, à un débat au Conseil de sécurité de l'ONU sur la manière de contrer la propagande extrémiste et plus particulièrement djihadiste.

Dans les deux semaines suivant les attentats de Paris le 13 novembre 2015, a souligné M. Crown, des vidéos saluant ces attaques ont été vues un million de fois sur le Web.

Quand un «compte internet terroriste» est supprimé, un autre prend rapidement sa place, a-t-il noté. «Il n'y a pas de réponse unique, pas de solution miracle qui mettrait fin à l'utilisation terroriste d'internet».

Mais les entreprises, a-t-il ajouté peuvent s'allier pour réagir - comme c'est le cas dans la lutte contre la pédopornographie - et «le partenariat public-privé peut et doit faire partie de la réponse globale à ce défi».

«Il est évident que ce problème mondial ne peut pas être résolu par les entreprises liées à l'internet seules, ou par les seuls États ou les ONG agissant séparément et que nous devons travailler de manière coordonnée».

Cette coopération doit cependant suivre plusieurs principes: transparence, respect des lois internationales et des droits de l'homme, liberté d'expression et droit à l'intimité, a-t-il averti.

Si ces conditions sont remplies, «tout peut être discuté», a-t-il conclu. «Nos activités dans ce domaine doivent respecter des principes, mais nous devons faire davantage».

Il a suggéré «des procédures communes simplifiées» permettant aux gouvernements de signaler aux fournisseurs d'internet des contenus suspects.

Les gouvernements devraient aussi pouvoir travailler avec les entreprises «de manière plus efficace, dans le respect du droit, pour mener des enquêtes criminelles, y compris dans les domaines du terrorisme et de l'extrémisme violent».

Ce débat était organisé par l'Égypte qui préside en mai le Conseil. C'est la première fois que Microsoft était ainsi convié à s'adresser au Conseil.

Celui-ci a adopté mercredi une déclaration d'ordre général appelant à contrer la propagande des groupes djihadistes comme le groupe État islamique (EI) et à élaborer d'ici le 30 avril 2017 une «plateforme internationale» pour agir dans ce domaine.

Un groupe d'experts de l'ONU avait appelé en juin 2015 les entreprises d'internet et des réseaux sociaux à se pencher sur l'utilisation de leurs services par des recruteurs de l'EI et d'autres formations extrémistes.

Environ 30 000 combattants étrangers ont rejoint les rangs des djihadistes en Syrie, en Irak et dans d'autres pays. Un grand nombre ont été contactés via internet et les réseaux sociaux.

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