Coup d'envoi à la sélection du successeur de Ban Ki-moon

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Agence France-Presse
New York

L'ONU a donné formellement mardi le coup d'envoi du processus de sélection de son prochain secrétaire général, un procédé qui devrait être un peu plus transparent que dans le passé.

L'actuel secrétaire général Ban Ki-moon termine son deuxième et dernier mandat de cinq ans à la fin de 2016 et la recherche d'un successeur a déjà commencé en coulisses.

Dans une lettre conjointe, les présidents du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale, l'ambassadrice américaine Samantha Power et le Danois Mogens Lykketoft, demandent pour la première fois aux pays membres de présenter dès que possible des candidats pour le poste.

M. Lykketoft a confirmé mardi à la presse que «la lettre avait été envoyée» aux 193 États membres.

Les noms et CV des candidats seront rendus publics et ceux-ci pourront passer des sortes d'entretiens d'embauche.

Le Conseil «commencera à faire son choix d'ici la fin juillet» et le fera connaître à l'assemblée assez tôt pour que l'heureux élu ait «le temps de se préparer» à son nouveau poste.

La lettre souligne que les femmes sont invitées «au même titre que les hommes» à se présenter.

«Y aura-t-il pour la première fois une femme secrétaire générale? Beaucoup le souhaitent ardemment» après huit secrétaires généraux masculins, a souligné M. Lykketoft.

La sélection tient aussi traditionnellement compte d»une «diversité régionale», c'est à dire d'une rotation géographique, note la lettre.

Si on applique ce principe, après le Sud-Coréen Ban Ki-moon et le Ghanéen Kofi Annan, le poste devrait revenir cette fois à l'Europe de l'Est. La Russie notamment le souhaite mais la lettre ne le précise pas.

Le portrait-robot du secrétaire général idéal combine «leadership, capacités de gestionnaire, longue expérience des relations internationales et talents diplomatiques, linguistiques et de communication».

Cette lettre «donne le top départ pour la course au poste de secrétaire général», a expliqué l'ambassadeur britannique Matthew Rycroft. Il a affirmé que ce processus devait respecter «clarté, transparence et égalité hommes-femmes».

Le Royaume-Uni, en pointe dans ce dossier, avait proposé initialement un calendrier et des critères plus précis mais la Russie s'est ingéniée à édulcorer le texte, selon des diplomates.

La Russie et la Chine entendent garder la haute main sur le choix du secrétaire général, qui se jouait jusqu'à présent de manière discrète entre l'assemblée et le Conseil, en particulier ses cinq membres permanents. En gros, les cinq Grands choisissent un candidat et l'assemblée entérine.

Mais l'assemblée a adopté en septembre dernier une résolution demandant que les candidats se déclarent ouvertement et communiquent leur CV et leur conception du poste aux 193 pays membres de l'ONU.

Parmi les candidatures évoquées figurent celles de la directrice de l'UNESCO Irina Bokova et de la Commissaire européenne Kristalina Georgieva, toutes deux Bulgares.

Vesna Pusic, ministre des Affaires étrangères croate, et l'ancienne premier ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark sont aussi pressenties, de même que la présidente chilienne Michelle Bachelet.

M. Lykketoft a précisé que l'ONU avait «déjà reçu deux noms de la part de gouvernements», avant même le lancement officiel de la procédure: celui de Mme Pusic et celui de l'ancien ministre des Affaires étrangères de Macédoine, Srgjan Kerim.

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