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L'Occident et ses alliés maintiennent la pression sur Poutine au G20

Depuis vendredi, les pays anglo-saxons du G20 font... (PHOTO ALAIN JOCARD, AFP)

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Depuis vendredi, les pays anglo-saxons du G20 font subir au maître du Kremlin un feu incessant de critiques très dures sur le rôle de la Russie dans crise ukrainienne, ce qui semble avoir provoqué une incertitude sur la présence de M. Poutine jusqu'au bout du sommet.

PHOTO ALAIN JOCARD, AFP

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Fabien ZAMORA
Agence France-Presse
BRISBANE

La pression restait forte dimanche sur Vladimir Poutine à cause de la crise ukrainienne et un certain flou planait sur sa présence dans la dernière ligne droite des négociations du G20 de Brisbane, par ailleurs compliquées sur le climat et la fiscalité.

Dimanche matin, États-Unis, Australie et Japon se sont dits «résolus (...) dans l'opposition à la prétendue annexion de la Crimée par la Russie, et aux actions de déstabilisation (de Moscou) dans l'est de l'Ukraine» à l'issue d'une réunion trilatérale.

Depuis vendredi, les pays anglo-saxons du G20 font subir au maître du Kremlin un feu incessant de critiques très dures sur le rôle de la Russie dans crise ukrainienne, ce qui semble avoir provoqué une incertitude sur la présence de M. Poutine jusqu'au bout du sommet.

«Le programme pour la deuxième journée (pour M. Poutine) a changé. Il a été raccourci», a déclaré à l'AFP une source au sein de la délégation russe sous couvert d'anonymat.

Plus tard, Dmitri Peskov, porte-parole de M. Poutine, a déclaré à une radio russe que M. Poutine quitterait le sommet «une fois le travail terminé».

M. Poutine devrait tenir une conférence de presse dimanche en milieu de journée en Australie.

«Guerre de tranchées»

Les chefs d'État et de gouvernement des pays les plus puissants du monde poursuivaient par ailleurs dimanche matin leurs travaux pour aboutir à un communiqué final résumant leurs deux jours de réflexions sur l'économie mondiale dans cette ville de l'Est de l'Australie transformée en camp retranchée.

«La discussion la plus dure a été sur le changement climatique», a souligné un diplomate européen, alors que le pays hôte, l'Australie, n'a jamais caché son hostilité à ce thème pendant son G20.

Il a fallu que Barack Obama impose ce sujet au coeur des débats samedi, le président américain surfant sur le tout récent accord entre États-Unis et Chine sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour s'imposer comme un leader sur le climat.

Au G20, «cela a été une guerre de tranchées, pas à pas, à pas, à pas», a-t-il expliqué, refusant de nommer les protagonistes de ce «combat».

Mais à la fin, «nous avons une référence au changement climatique» dans le communiqué final, a déclaré cette source.

Selon différentes sources proches des négociations interrogées par l'AFP, la référence explicite dans le communiqué final à la pratique du rescrit fiscal (tax ruling), mis en lumière par le récent scandale «Luxleaks» sur les pratiques du Luxembourg, a fait l'objet de revirements dans les dernières heures du sommet.

Il était acquis que le G20 va saluer les progrès enregistrés des travaux de l'OCDE pour lutter contre l'optimisation fiscale, qui incluent une proposition d'échange des pratiques de rescrit fiscal entre pays.

Mais la question était de savoir s'il fallait le mentionner spécifiquement, en plus, comme le souhaitait notamment la Commission européenne présidée par Jean-Claude Juncker.

M. Juncker, ancien Premier ministre luxembourgeois, a été fragilisé par les révélations du Luxleaks mettant en lumière les pratiques fiscales du Luxembourg qui garantissait à certains grands groupes des taux d'imposition bas, au détriment d'autres pays.

«Je voudrais un système d'échange automatique d'information entre nous sur le rescrit fiscal. J'ai mandaté le Commissaire responsable de la fiscalité de préparer une directive sur cela au niveau européen et je voudrais que le G20 nous soutienne», a déclaré dimanche M. Juncker devant le G20.

Enfin, il devrait y avoir des commentaires sur la nécessité de relancer la croissance, alors que l'économie mondiale est en plein ralentissement avec plusieurs de ses grands moteurs en stagnation, comme la zone euro ou le Japon.

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