Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip

La fatigue climatique (partie 2): les causes

François Grand'Maison
 

François Grand'Maison

Chercheur médical et scientifique

Il y a trois raisons principales pour l'essoufflement de la lutte contre les  changements climatiques».

À lire, la première partie de ce texte.

Premièrement, la crédibilité du GIEC et des scientifiques qui le conseillent a été sérieusement entachée depuis 2009. Le GIEC est l'organisme de l'ONU qui chapeaute la recherche sur les changements climatiques anthropogéniques. Les milliers de courriels du Climategate publiés en 2009 et 2011 révèlent que les aviseurs scientifiques du GIEC sont en fait incertains de l'ampleur des changements climatiques, que certains militent pour la «cause » et que les modèles informatisés basés sur le CO2 ont échoué. Par ailleurs, le GIEC a été critiqué par un comité international pour conflits d'intérêt potentiels, utilisation occasionnelle de littérature pseudoscientifique et représentation incomplète des incertitudes.

Un scientifique renommé a écrit que «c'est une parodie de ne pas pouvoir expliquer l'absence de réchauffement». Un autre a écrit qu'il ne faut pas hésiter à « cacher le déclin» des températures contemporaines établies par la dendroclimatologie. La vraie parodie est que cette clique ait été blanchi par des comités complaisants. Mais les gens ne sont pas dupes. Ils ont compris que les dés étaient pipés par ces scientifiques aveuglés par la noblesse de leur « cause».

De surcroit, ces mêmes scientifiques et le GIEC se gardent bien de condamner les organismes écologiques qui évoquent l'apocalypse dans les médias alors qu'il n'y a pas de réchauffement climatique significatif depuis 16 ans, que l'ensemble des glaces polaires sont relativement stables depuis 1979 et que les événements climatiques extrêmes ne sont pas causés par le (non)réchauffement climatique. Ce sont pourtant des faits indéniables, appuyés par leurs propres données. L'ensemble du mouvement des changements climatiques est basé sur l'émotion et les prévisions (jusqu'ici erronées) des modèles informatisés plutôt que sur les observations scientifiques empiriques. .

Deuxièmement, la transition vers les énergies vertes en Europe est en grande partie un échec. Les coûts sont exorbitants, les pertes d'emploi considérables et les effets sur les GES minimes. La bourse du carbone européenne facilite les émissions de GES plutôt que de les limiter et encourage les industries à s'installer ou à se relocaliser dans les pays émergents avec des conséquences économiques et sociétales considérables. Les coûts de l'électricité augmentent pour subventionner les secteurs verts.

Troisièmement, les efforts des pays industrialisés pour réduire les GES sont complètement neutralisés par les augmentations énormes des GES en Chine et autres pays émergents. Les émissions de GES sont demeurés stables dans les pays industrialisés alors qu'ils ont progressé de 400 % en Chine et autres pays émergents entre 1990 et 2011, si bien que les émissions de GES ont augmenté globalement de 54 % durant cette période. La Chine, qui émet plus de GES que toute l'Europe et les États-Unis réunis, n'a aucunement l'intention de se soumettre à des contraintes légales pour réduire ses émissions. Selon la Chine, ses 1,4 milliard d'habitants ont le même droit que les occidentaux à aspirer à une plus grande qualité de vie.

La solution: ne pas paniquer. L'émotion doit faire place au rationnel. Il faut favoriser la recherche scientifique sur les causes naturelles des changements climatiques, qui sont bien réels (mais pas depuis 16 ans), et éviter le piège du raisonnement circulaire que constitue la recherche axée exclusivement sur les causes anthropogéniques. Il faut mieux comprendre les influences des grands courants océaniques et du soleil. Il faut prendre le temps de développer des énergies renouvelables efficaces et de les intégrer aux réseaux électriques de façon structurée. Surtout, il faut s'attarder aux vrais problèmes environnementaux: la qualité et quantité de l'eau, la pollution de l'air, la déforestation, les pesticides ....

Partager
Image d'un ordinateur portable

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Icone tooltip


Commentaires (7)

Commenter cet article »

  • La réflexion sur la questions des changements climatiques est parasitée par une pensée manichéenne qui assure l'échec de n'importe quel débat. C'est face, je gagne, pile, tu perds.
    Les mécanismes de réduction des émissions de CO2 sont inefficaces et pour le devenir il faudrait que la Terre devienne un pays totalitaire et pauvre. Nous ne voulons pas.
    La voie à suivre est abordée en conclusion de ce texte. Il s'agit de tabler concrètement sur l'intelligence et les capacités d'adaptation des êtres humains. On va y arriver!

  • Vous savez, il n’y a rien à faire avec les réchauffeux anthropogéniques, ils ont toujours raison et vous avez toujours tort, même lorsque vous citez des faits vérifiables, et pour le prouver, eh bien, ils n’ont qu’à évoquer votre ignorance et le fait que vous auriez bien besoin d’être éduqué.

  • Il y a déni de réalité et il y a manipulation de la réalité. Si on prend l'année la plus chaude du XXe siècle comme point de référence (1997), on peut bien prétendre que la température n'a pas augmenté depuis cette date. Mais c'est méconnaître deux choses. D'abord, la variabilité, que les scientifiques gèrent en prenant des moyennes sur 3-5 ans. Ensuite, le fait que « warming » ou « réchauffement » peut se comprendre de deux façons : une augmentation continue de la température ou une augmentation de la température par rapport à un point de référence.
    Regardons la figure ici : http://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs_v3/Fig.A2.gif
    Tout d'abord, il est clair que la température moyenne (en rouge) a bel et bien augmenté depuis 1997 même si les températures annuelles du XXIe s. n'ont pas toujours dépassé celles de 1997. Ensuite, même s'il y a stabilisation de la température moyenne au XXIe s., CELA NE VEUT PAS DIRE QUE LA TEMPÉRATURE MOYENNE EST RETOMBÉE AU NIVEAU MOYEN DU XXe SIÈCLE. Dans ce sens, le réchauffement n'a pas pris fin. Le monde est plus chaud aujourd'hui qu'en 1990, 1980, 1970, etc.
    Néanmoins, la stabilisation de la température moyenne au XXIe s. doit être expliquée. Il y a déjà eu de tels plateaux (voir la période 1940-1980), attribués entre autres à certaines formes de pollution. Le plateau actuel pourrait s'expliquer par la pollution aérosolique produite par l'industrialisation de la Chine. Les recherches se poursuivent, mais ce n'est pas une raison de s'accrocher au moindre phénomène qui conforte le choix de l'inaction.
    Ce que je retire du débat sur les changements climatiques, et de la présence parfois surprenante d'ingénieurs et de médecins parmi les négationnistes, c'est que l'obligation de maîtriser la médecine et le génie en ingurgitant des recettes toutes faites et des procédures à suivre ne doit pas laisser beaucoup de temps pour l'acquisition de la méthode scientifique et du sens critique. Pauvre Claude Bernard!

  • @Yvan_Dutil
    Revoyez les données d'observation Hadcrut et RSS : vous verrez que T est stable depuis 1997. Si vous contestez ce fait, vous êtes dans le déni de réalité.
    http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1997/offset:-0.15/trend/plot/rss/from:1997/trend

  • Le trois-quart du texte est du copier-coller de sites dénialistes! Quand on parle encore du climategate ou que la température n'a pas changé depuis 1998, c'est clair que l'on ne sait pas dont on parle. Même chose pour l'effet du Soleil. Le seul point pertinent est la question des pays en développement, Chine et Inde. Le reste ne reflète que l'ignorance de l'auteur.

  • Bonne analyse. Seule l'UE, campée dans ses positions dogmatiques, se tire une balle dans le pied en torpillant nos économies (dans les deux sens du terme) avec des normes et des règlements éléborés pour "sauver la planète" (laquelle se contrefiche de ce sauvetage, dont elle n'a nul besoin). Quant à nos médias, ils sont vecteurs de la propagande GIECquienne, qui fait que le dogme du RCA est une nouvelle forme de lyssenkisme, mais cette fois au niveau planétaire.

  • Deux liens en complément.
    http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2/Echanges-meridiens-Chang-clim.pdf
    http://citizenkane.fr/le-rechauffement-de-la-planete-est-un-mythe-dossier.html

Commenter cet article

Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

 

Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

publicité

la liste:9856:liste;la boite:1830524:box; Le tpl:300_op-articles-photos.tpl:file;

LE CERCLE LA PRESSE >

Des citoyens sélectionnés pour la pertinence de leurs propos Un groupe de commentateurs citoyens qui profitent d'une vitrine exceptionnelle sur l'accueil du site web. Les membres sont sélectionnés par la salle de rédaction pour la pertinence de leur propos, leur expertise, le style et la qualité de leur écriture.

Participez

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

image title
Fermer