Déchets nucléaires près du lac Huron: les libéraux fédéraux devront trancher

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Vue aérienne sur la centrale nucléaire Bruce.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
TORONTO

Des groupes de citoyens et d'environnementalistes demandent au nouveau gouvernement fédéral de bloquer un projet d'Ontario Power Generation, qui veut enfouir des déchets nucléaires radioactifs tout près du lac Huron, en Ontario.

Ces groupes soutiennent que si les libéraux fédéraux veulent demeurer crédibles dans leur discours environnemental de campagne électorale, ils se doivent d'écarter la recommandation formulée en mai dernier par un comité d'évaluation fédéral, qui donnait son aval au projet de la société d'État ontarienne.

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, qui devra trancher, a cependant exigé plus d'études et elle a donc reporté la décision fédérale, qui devait d'abord être annoncée d'ici le 1er mars.

L'Agence canadienne d'évaluation environnementale précise que la ministre a demandé un complément d'informations sur trois aspects précis du projet: les impacts environnementaux cumulatifs, une mise à jour des mesures de mitigation proposées pour chacun de ses effets adverses, et enfin les autres scénarios envisageables.

La société d'État ontarienne doit fournir ces nouvelles informations d'ici le 18 avril, et on ignore à quel moment la ministre annoncera ensuite sa décision.

Pour disposer à long terme des déchets radioactifs de sa centrale nucléaire de Bruce, l'Ontario Power Generation propose de construire et d'exploiter une aire de stockage permanent dans des formations géologiques près de Kincardine, sur les bords du lac Huron. Des centaines de milliers de mètres cubes de déchets dits «de faible et de moyenne activités» seraient alors enfouis à 680 mètres de profondeur, dans le substrat rocheux.

Les partisans de cette méthode soutiennent que le roc, géologiquement stable, agirait comme un scellant hermétique, pendant des dizaines de milliers d'années. La radioactivité ne pourrait ainsi atteindre le lac Huron, à environ 1,2 kilomètre de là.

De leur côté, près de 200 communautés et groupes environnementaux ont plaidé que cette aire de stockage se trouverait trop près du grand lac, source d'approvisionnement en eau potable de millions de personnes.

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