Obama suspend tous les nouveaux projets miniers sur les terres publiques

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Selon le ministère, 40 % du charbon extrait aux États-Unis provient de mines situées sur des terres appartenant au gouvernement fédéral.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'administration américaine va mener un examen des modalités d'autorisation d'ouverture de nouvelles mines de charbon sur les terres fédérales, comme s'y était engagé le président Obama dans son discours sur l'état de l'Union, a-t-elle annoncé vendredi.

L'examen doit notamment déterminer si ces autorisations sont «correctement accordées pour garantir aux contribuables une bonne utilisation de leurs impôts et refléter leur impact sur l'environnement», a souligné la ministre des Affaires intérieures et des Ressources naturelles Sally Jewell dans un communiqué.

Barack Obama s'était engagé mardi dans son dernier discours sur l'état de l'Union à revoir la manière dont les États-Unis recouraient aux énergies fossiles et à développer les énergies propres.

L'ONG écologiste «Les Amis de la Terre» s'est immédiatement félicitée de cette initiative en rappelant que ces modalités n'ont pas été revues depuis 1979. Elle rappelle qu'elle avait déposé plainte sur ce sujet en 2014, que celle-ci avait été rejetée, mais qu'elle avait fait appel en novembre.

«C'est une décision historique qui améliore grandement les chances de la planète d'éviter les pires conséquences du changement climatique», a affirmé l'ONG.

Selon le ministère, 40 % du charbon extrait aux États-Unis provient de mines situées sur des terres appartenant au gouvernement fédéral.

Il précise qu'aucune nouvelle autorisation pour exploiter du charbon sur ces terres, pour des mines à ciel ouvert et souterraines, ne sera délivrée pendant la période de l'examen de la politique actuelle.

Tout en soulignant qu'il n'y a pas de chiffres exacts sur la contribution des énergies fossiles extraites des terres fédérales aux émissions contribuant à l'effet de serre, le ministère l'évalue à environ 28 % du total des émissions produites par les États-Unis.

Actuellement, l'office fédéral géologique américain (BLM) reçoit des revenus pour toute autorisation accordée pour l'ouverture d'une mine sur les terres qu'il gère et en partage une partie avec l'État où se trouve la mine. À la fin 2014, il en avait accordé 308, mais ce nombre diminue régulièrement (il était de 489 en 1990).

L'industrie du charbon aux États-Unis, hier florissante dans ce qui était appelée la «coal belt» (la ceinture de charbon) répartie dans les États de la chaîne de montagnes des Appalaches, est aujourd'hui en fort déclin.

Le deuxième groupe minier du pays, Arch Coal, s'est placé cette semaine en faillite face à son incapacité de rembourser ses créanciers. Il souhaite pouvoir effacer plus de 4,5 milliards de dollars de dette.

L'action du premier groupe charbonnier américain, Peabody, s'effondrait elle en Bourse vendredi, perdant plus de 9 % vers midi.

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