La justice indienne exige une preuve de l'efficacité de la circulation alternée

Des véhicules roulent dans la capitale indienne enveloppée... (PHOTO ALTAF QADRI, ARCHIVES AP)

Agrandir

Des véhicules roulent dans la capitale indienne enveloppée par un smog matinal le 1er janvier, première journée de circulation alternée à New Delhi.

PHOTO ALTAF QADRI, ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW DELHI

La justice indienne a demandé mercredi aux autorités de Delhi de prouver que la circulation alternée, expérimentée depuis le 1er janvier, améliore la qualité de l'air de la capitale la plus polluée de la planète.

La Haute-Cour de Delhi a estimé que cette expérience, qui interdit à la plupart des particuliers de circuler en voiture un jour sur deux, pose des difficultés au grand public en raison d'un système de transport public déficient.

Au moment où les niveaux de pollution à Delhi sont toujours dix fois supérieurs aux recommandations internationales, le tribunal a demandé aux autorités de la capitale de soumettre d'ici vendredi un bilan de cette expérience sur la période du 1er au 7 janvier.

«Au cours de ces six jours, vous avez dû récolter des données sur les niveaux de pollution, nous pensons que c'est suffisant pour vous», a dit la cour, citée par l'agence Press Trust of India (PTI).

«Vous devez évaluer la gêne occasionnée au public», ont ajouté les juges qui étudiaient une série de requêtes à ce sujet.

La qualité de l'air, qui se détériore chaque hiver, car l'air froid prend au piège les gaz polluants et parce que les feux se multiplient dans la ville, reste très mauvaise depuis le 1er janvier en dépit de cette expérience de circulation alternée prévue jusqu'au 15 janvier.

Les défenseurs de l'environnement soulignent qu'il n'est pas réaliste d'espérer une amélioration rapide de la situation et notent que la faiblesse des vents empêche le recul de la pollution.

Le gouvernement de la capitale a défendu son expérience, jugeant qu'elle décongestionne les artères de la capitale et réduit la pollution d'origine automobile.

«Nous avons accru la fréquence des métros, multiplié le nombre de bus, les gens font du covoiturage. Tout Delhi soutient cette campagne», a dit le ministre des Transports de Delhi, Gopal Rai, aux chaines d'information après l'audience.

«La pollution automobile, la plus dangereuse en termes de particules pm 2,5, a baissé de façon significative à l'intérieur de Delhi», a-t-il ajouté.

Ces particules très fines pénètrent en profondeur dans les poumons et sont très nocives pour la santé.

Le niveau des pm 2,5 atteignait, selon le système public de mesure, un niveau «très mauvais» à 272 mercredi après-midi, accompagné d'une recommandation de ne pas sortir à l'extérieur.

Ce niveau varie entre «très mauvais» et «dangereux» depuis le 1er janvier, loin de la limite fixée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à 25 pour les pm 2,5.

Delhi a été classée capitale la plus polluée du monde, dans un classement de 1600 villes réalisé par l'OMS en 2014.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer