Qualité de l'air: un bilan plombé par une pizzeria

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Le bilan de la qualité de l'air s'est détérioré à Montréal l'an dernier alors que la moitié des 63 «mauvaises journées» sont attribuées au four à bois d'une pizzeria du centre-ville.

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Le bilan de la qualité de l'air s'est détérioré en 2014 à Montréal alors que 63 « mauvaises journées » ont été enregistrées, dont plus de la moitié sont attribuées au four à bois d'une pizzeria du centre-ville. Seul baume, le nombre de jours de smog, soit quand les particules fines couvrent l'île, a continué à diminuer.

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L'un des capteurs de la qualité de l'air de Montréal.

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En 2013, la Ville de Montréal avait enregistré 53 jours de mauvaise qualité de l'air, 10 journées de moins qu'en 2014. Comment expliquer cette augmentation?

Dans son rapport annuel rendu public jeudi, le Service de l'environnement municipal explique la hausse par la présence du four à bois d'une pizzeria à quelques mètres d'un des capteurs de la qualité de l'air. À elles seules, les émanations du four sont responsables de 39 des 63 jours de mauvaise qualité de l'air.

La Presse est allée visiter la propriétaire du restaurant qui serait ciblé.

Marie-Ève Lalancette dit avoir eu plusieurs rencontres avec la Ville depuis l'ouverture de son établissement en 2009. Elle a déjà demandé à Montréal de déplacer son capteur, dont les données sont « faussées » par la proximité de sa cheminée. La Ville aurait refusé de le faire. En 2013, la municipalité lui aurait plutôt demandé d'enlever son four à bois, pour ne pas « nuire aux statistiques » de qualité de l'air.

« C'est un peu ridicule. Il y a plusieurs restaurants de four à bois dans le coin. Je ne suis toujours bien pas la seule responsable de la détérioration de la qualité de l'air à Montréal », indique-t-elle. La femme d'affaires dit retenir les services aux trois mois d'un ramoneur pour s'assurer de la propreté de sa cheminée.

Par courriel, la Ville nous a fait savoir que la direction des vents influençait grandement les données statistiques, étant donné la proximité de la cheminée.

« Cette situation est très locale et ponctuelle à l'heure des repas; elle n'affecte pas la qualité de l'air de l'ensemble de l'île [mais nous les comptabilisons quand même]. »

Une journée de mauvaise qualité de l'air est décrétée quand la concentration de particules fines dépasse le seuil de 35 microgrammes par mètre cube pendant au moins trois heures pour une station. Un jour de smog est décrété quand la mauvaise qualité est mesurée sur plus de 75 % du territoire de l'île.

Le rapport indique aussi une baisse des journées de smog. Il y en avait 15 en 2013, il y a en eu 10 en 2014. Ces journées ont été répertoriées en janvier, février, mars et décembre. Il n'y a eu aucun jour de smog durant l'été 2014.

Le réseau de surveillance de la qualité de l'air comprend 13 stations réparties sur l'île de Montréal, équipées de différents capteurs d'échantillonnages.

QUI EST RESPONSABLE DE LA MAUVAISE QUALITÉ DE L'AIR?

Outre les 39 journées expliquées par la présence d'un four à bois, le rapport indique que les feux d'artifice Loto-Québec sont aussi néfastes pour l'environnement. Deux journées de mauvaise qualité ont été enregistrées lors de la présentation du festival. Un feu de bâtiment au centre-ville survenu le 28 février a dégradé la qualité de l'air. Les 11 autres journées sont attribuables « à d'autres activités humaines ayant une portée locale ».

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