L'Inde se dote d'un nouvel indice de qualité de l'air

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Les gaz d'échappement de millions de voitures, ajoutés aux poussières des chantiers de construction et aux rejets industriels forment un cocktail nocif pour les poumons des habitants des grandes villes indiennes.

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Agence France-Presse
NEW DELHI

Le gouvernement indien a lancé lundi un nouvel indice de qualité de l'air dans dix grandes villes, dont New Delhi, capitale la plus polluée du monde selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

«L'Indice de la qualité de l'air (AQI) pourrait donner une impulsion majeure à l'amélioration de la qualité de l'air dans les zones urbaines, car il va améliorer la prise de conscience du public sur la nécessité d'atténuer la pollution atmosphérique», a dit le ministre de l'Environnement Prakash Javadekar lors d'une conférence.

Le site internet du gouvernement incluant ce nouvel indice était inaccessible lundi matin.

Le ministre n'a donné aucune indication sur la façon dont il entendait améliorer la qualité de l'air respiré par des millions d'Indiens, se contentant d'annoncer une nouvelle réglementation pour les déchets des chantiers de construction.

Les gaz d'échappement de millions de voitures, ajoutés aux poussières des chantiers de construction et aux rejets industriels forment un cocktail nocif pour les poumons des habitants des grandes villes indiennes.

Au moins 3000 personnes meurent prématurément chaque année à New Delhi en raison d'une forte exposition à l'air pollué, selon une étude conjointe du Health Effects Institute, basé à Boston et de l'Energy Resources Institute, de New Delhi.

Selon un classement de l'OMS l'an dernier, sur 1600 villes, Delhi affiche le plus haut degré de concentration de microparticules pm2,5, supérieur à celui de Pékin.

Ces particules très fines pénètrent profondément dans les poumons et passent dans le sang, accroissant le risque de bronchites chroniques, de cancer du poumon et de maladie cardiaque.

L'Inde a contesté les conclusions de l'OMS tout en reconnaissant que la qualité de l'air à Delhi était comparable à celle de Pékin, capitale notoirement polluée.

Selon l'indice de qualité de l'air diffusé par l'ambassade américaine à New Delhi, l'indice des pm2,5 était lundi de 175, soit un air mauvais pour la santé. Il était nettement meilleur, à 53, à Pékin.

Le nouvel indice dévoilé lundi par le gouvernement concernera les villes de Delhi, Agra, Kanpur, Lucknow, Varanasi, Faridabad, Ahmedabad, Chennai, Bangalore et Hyderabad, qui disposent de stations de contrôle et seront dotées de panneaux affichant l'indice de qualité de l'air.

L'objectif est de couvrir 66 villes à terme.

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