Le plan australien ne sauvera pas la Grande barrière de corail

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La survie de la Grande barrière dépend de la réduction de la pollution provenant de l'écoulement des eaux et du dragage, de la limitation de la pêche et de la diminution des émissions de carbone issues des énergies fossiles, a indiqué un membre de l'Académie des Sciences australienne.

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Agence France-Presse
SYDNEY

Le plan d'action du gouvernement australien pour protéger la Grande barrière de corail n'est pas adapté, il est à courte vue et n'empêchera pas sa dégradation, a estimé mardi l'Académie des Sciences australienne.

L'ébauche de plan, dévoilée pour consultation le mois dernier, doit répondre aux inquiétudes des Nations Unies concernant l'état de la Grande barrière, l'Unesco ayant menacé de l'inclure dans la liste du patrimoine naturel mondial «en danger».

Le ministre australien de l'Environnement, Greg Hunt, a indiqué que le plan avait été conçu avec le souci de trouver le bon équilibre entre protection du corail et développement durable.

Mais l'Académie des Sciences a jugé que le plan ignorait l'impact du changement climatique et ne résolvait pas les problèmes ayant trait à la qualité de l'eau, au développement côtier et à la pêche.

«La science est très claire: la barrière est dégradée et son état empire. Le plan ne va pas la rétablir, il ne va même pas la maintenir dans son état déjà diminué», a déploré Terry Hugues, membre de l'Académie.

«Le plan paraît aussi trop focalisé sur l'objectif de court terme de répondre aux inquiétudes de l'Unesco, plutôt que sur le défi de long terme de restauration de la barrière», a-t-il ajouté.

Selon le scientifique, bien que le plan ait entrepris de s'attaquer à l'écoulement des eaux agricoles, toute avancée sera probablement inutile face à l'ampleur sans précédent prise par le dragage destiné au développement de ports charbonniers et au projet de l'État de Queensland de doubler sa production agricole d'ici 2040.

La survie de la Grande barrière dépend de la réduction de la pollution provenant de l'écoulement des eaux et du dragage, de la limitation de la pêche et de la diminution des émissions de carbone issues des énergies fossiles, a souligné M. Hugues.

L'ébauche de plan du gouvernement fédéral prévoit une meilleure coordination entre les différentes autorités, une proposition saluée par les écologistes.

Il prévoit aussi l'interdiction pendant une décennie du dragage effectué pour la création ou l'extension de ports à proximité de la Grande barrière - sauf dans les zones de développement portuaire prioritaires.

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