Des boues de forage déversées dans l'océan au Mozambique

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Des représentants du gouvernement et de l'entreprise américaine ont survolé la zone touchée en hélicoptère, et n'ont «rien détecté d'anormal», a relevé la responsable.

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Agence France-Presse
MAPUTO

Des «boues de forage» potentiellement toxiques ont été déversées dans l'océan Indien depuis une installation de prospection gazière du groupe américain Anadarko au large de la côte nord du Mozambique, prisée des plongeurs, a indiqué le gouvernement jeudi.

«Alors qu'ils travaillaient, une fuite est apparue dans un tuyau, et de la boue s'est déversée», a expliqué à l'AFP Rosa Cesaltina, la directrice de l'Agence de l'évaluation des impacts environnementaux du Mozambique.

La boue de forage est un mélange de terre, de morceaux de roche et de lubrifiants synthétiques toxiques qui sont utilisés pour permettre aux foreuses de progresser à grande profondeur. Elle doit théoriquement être stockée dans des sites d'enfouissement spéciaux, et surtout pas rejetée en mer.

Les autorités n'ont pas révélé la quantité qui a fui dans l'océan après l'accident, qui a eu lieu par plus de 4000 mètres de fond.

Selon le quotidien d'État Noticias, quelque 30 000 litres de boue ont souillé les eaux turquoise de l'archipel des Quirimbas, dont les récifs coralliens sont très prisés des plongeurs.

Anadarko a informé le gouvernement le 12 mai, deux jours après l'accident, selon Mme Cesaltina.

Des représentants du gouvernement et de l'entreprise américaine ont survolé la zone touchée en hélicoptère, et n'ont «rien détecté d'anormal», a relevé la responsable.

«Par exemple, ils n'ont pas vu de poissons morts», a-t-elle ajouté.

Il s'agit du premier incident signalé depuis que des compagnies étrangères ont commencé la prospection dans le bassin en haute mer du fleuve Rovuma, situé près de la frontière avec la Tanzanie, en 2006.

Celui-ci contiendrait 180 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel récupérable, ce qui en fait l'un des plus riches du monde.

Bien que le gouvernement mozambicain n'ait pas encore donné son feu vert définitif, les opérateurs étrangers espèrent commencer l'exploitation de gaz d'ici 2018, ce qui apporterait une manne bienvenue au Mozambique, pays toujours très pauvre malgré une croissance spectaculaire notamment alimentée par la mise en exploitation récente de très riches gisements de charbon.




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