La pollution en Chine détectée depuis l'espace

Les niveaux de pollution de l'air dans les... (PHOTO WANG ZHAO, AFP)

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Les niveaux de pollution de l'air dans les principales villes chinoises ont atteint des records ces dernières années, dépassant jusqu'à 40 fois les seuils fixés par l'Organisation mondiale de la santé.

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Agence France-Presse
PARIS

Plusieurs polluants, comme les particules fines et le monoxyde de carbone, situés au niveau du sol, ont pu être détectés pour la première fois à partir de l'espace au-dessus de la Chine, a annoncé une équipe franco-belge.

Les niveaux de pollution de l'air dans les principales villes chinoises ont atteint des records ces dernières années, dus essentiellement aux émissions des centrales à charbon, avec des niveaux de particules fines dépassant en janvier dernier jusqu'à 40 fois les seuils fixés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

À partir des mesures réalisées par un instrument de sondage infrarouge, IASI, embarqué à bord du satellite européen MetOp-A, l'équipe conduite par Anne Boynard du CNRS (Centre national pour la recherche scientifique) a montré qu'il était possible de détecter de l'espace des panaches de polluants situés au niveau du sol.

En janvier dernier, IASI a ainsi mesuré au-dessus de Pékin et des villes alentour des concentrations très élevées de polluants liés à l'activité humaine, tels que le monoxyde de carbone et le dioxyde de souffre, l'ammoniac et des aérosols de sulfates d'ammonium.

Les résultats sont publiés vendredi dans la revue Geophysical Research Letters.

Déterminer la composition de l'atmosphère à proximité du sol «restait jusqu'à présent compliqué avec des satellites», souligne le CNRS dans un communiqué.

Selon les chercheurs, deux conditions doivent cependant être réunies. Les conditions météorologiques doivent être stables, ce qui favorise l'accumulation de polluants au niveau du sol. Et il faut également une différence de température importante entre le sol et l'air juste au-dessus de la surface terrestre.

«Ces travaux ouvrent des perspectives inédites pour mieux évaluer et gérer la qualité de l'air», estime le CNRS.




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